Ananta appelé aussi Shesha en (devanagari: शेष) ou Adishesha est un serpent, (nâga), de la mythologie de l’hindouisme1. Son nom sanskrit Ananta signifie: sans fin, ou, sans limite, éternel ou infini. Shesha2 par contre peut se traduire par « vestige » car Adisheha est le soutien et donc le reste de tout nouvel univers (kalpa) lorsque dans la cosmologie hindoue une nouvelle ère se créé.

De nombreuses histoires se disent sur Ananta. Ce serpent cosmique sert de lit à Vishnu lorsque celui-ci se repose après la dissolution (pralaya) d’un univers ancien. Adisheha est dit fils d’une rishi, mais aussi descendant de Shiva; pour autant il est plus lié avec Brahma. Le grand frère de Krishna dénommé Balarâma est décrit comme l’un de ses avatars.

Ses têtes sont multiples, au nombre de mille.

Un autre serpent célèbre de la mythologie hindoue proche de Adisheha est Vâsuki.

Il a donné son nom à la ville de Thiruvananthapuram : « cité du seigneur Ananta » en sanskrit.

 

Il faut maintenant aborder ce qui est plus qu’un détail, un motif récurrent de la cosmologie hindoue : très souvent Vishnu est représenté à proximité d’un énorme cobra polycéphale, dont chacune des têtes est pourvue d’un capuchon déployé. C’est le serpent Shesha, dont le nom signifie "Reste". Il est appelé aussi Ananta, "Sans fin". Ce serpent symbolise la réserve d’être qui demeure une fois que les mondes avec leurs habitants ont été formés, extraits des eaux cosmiques primordiales. À ce titre il est aussi le point d’appui, la base sur laquelle repose le cosmos, ou la terre, qu’il soutient et entoure de ses anneaux innombrables. Inversement, quand un cycle cosmique se termine, l’univers n’est pas à proprement parler anéanti, mais il subit une sorte de résorption (pratisamcara) ou de dissolution dans le liquide informe antérieur à toute origine : le serpent Reste demeure lui aussi, portant sur ses anneaux le dieu Vishnu plongé dans un sommeil yogique. Du nombril de Vishnu endormi surgit un lotus et, de ce lotus, apparaît Brahmâ le dieu créateur, qui va donc procéder à la re-création du monde. C’est un thème essentiellement vishnuite abondamment illustré dans la sculpture et la peinture. Il donne lieu dans les textes à toute sorte d’amplifications poétiques et de spéculations philosophiques.
Il faut noter aussi que le courant Shivaïte de l’hindouisme ne manque pas de marquer la présence et la prééminence de Shiva dans tout le processus : c’est Shiva qui se charge de tous les cataclysmes, de toute les violences de la destruction, mais en outre, au même titre que Vishnu, il domine tout l’ensemble et la vie et la mort de l’univers ne sont que des moments de sa danse cosmique.

Pour en revenir aux images de nos albums, il est remarquable que l’association de Vishnu et de Shesha est si étroite que l’on voit Shesha abritant Vishnu de ses capuchons même quand Vishnu est représenté bien éveillé en son palais céleste, en conversation avec ses interlocuteurs divins ou ses dévots : Shesha est ici comme un emblème, un attribut permanent de Vishnu.
À un autre niveau, plus humble, de la mythologie, Shesha apparaît comme un serpent parmi d’autres, à vrai dire le plus sage et le plus puissant d’entre eux, le plus vertueux aussi : dans ses austérités ascétiques il se concentre sur le dharma, sur les observances rituelles et morales qui assurent l’ordre du monde, et Brahmâ justement lui confie la tâche s’être le point d’appui de la terre.

Shesha reproche à ses congénères serpents de se quereller sans cesse avec les oiseaux, qui ont à leur tête Garuda, monture et messager de Vishnu. Ce sont précisément les vertus de Shesha, ses rapports si étroits avec Vishnu et aussi avec Brahmâ, qui sauvent, de justesse, les serpents de l’extermination totale à laquelle ils s’exposent du fait, entre autres causes, de leurs relations hostiles avec les oiseaux. Une manière commode d’entrer dans cette histoire compliquée, dont plusieurs moments sont illustrés dans les albums de la BnF, est de résumer le récit-cadre du Mahâbhârata. L’épopée en effet commence par une sorte de hors-texte : le récit des circonstances dans lesquelles elle fut récitée pour la première fois.

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Que représente la bête sauvage à sept têtes de Révélation chapitre …

https://www.jw.org/fr/la-bible-et-vous/questions-bibliques/revelation-13-bete/

Révélation 13 : que sont les 7 têtes et les 10 cornes ? … La Bible dit que 666, le nombre ou nom de la bête, est « un nombre d’homme » (Révélation 13:17, 18)

 

 

http://symbolique-eso.blogspot.com/2013/05/le-serpent.html

 

 

*********************************** et on retrouve 72   avec 7 et deux cornes 

 

 

Seshat est la principale épouse de Thot, dont elle n’est, en réalité, qu’un doublet, en sa qualité de déesse de l’écriture et de l’histoire.

Séshat

Séshat

Seshat (Sesha, Sesheta) était la déesse de l’écriture et des annales dont le nom signifie "celle qui écrit". Elle était la patronne de tous les types d’écritures y compris la comptabilité ou le recensement.

Elle accompagnait souvent Thot lors de la confection des annales car elle est le scribe de Pharaon qui notait sur les fruits de l’arbre ished, ses faits et gestes.

Elle était aussi la "maitresse de la maison des livres" et c’est pourquoi elle veillait sur les bibliothèques des temples dont elle avait conçu les plans.

Elle portait également le titre de "maitresse de la maison des architectes" car elle était étroitement liée au rituel du cordeau ("pedj shes") qui était utilisé pour définir l’emplacement d’un temple lors de sa fondation.

Elle passe parfois comme l’épouse de Toth dont elle aurait eu un fils, Hornub.

Elle était parfois appelée "Safekh – Aubi" (qui signifie "celle qui a deux cornes") à cause de sa coiffure, mais on peut également penser que "Safekh – Aubi" était en fait une autre déesse.
Elle porte aussi l’épithète de Sefekhètâbouy qui signifie "sept et deux cornes".

Déesse de l’histoire et archiviste des dieux, on la voit, seule ou en compagnie de son époux, écrire le nom des souverains sur les feuilles de l’arbre sacré d’Héliopolis, ou bien enregistrer sur une longue palme les années de règne accordées au pharaon, et rédiger, à cette occasion, les procès-verbaux des fêtes jubilaires.

Maîtresse des scribes, elle inscrit sur une planchette le décompte du butin fait par le roi sur ses ennemis, et lors du retour à Thèbes de l’expédition envoyée au pays de Pount, par la grande souveraine de la XVIIIe dynastie, la reine Hatshepsout, c’est elle qui fait l’inventaire des trésors rapportés. « Thot en nota les quantités et Seshet en vérifia le compte. »