http://www.serpsy.org/des_livres/des_livres/harcellement_moral.html

quelques extraits mais il faut tout lire

De petits actes pervers sont si quotidiens qu’ils paraissent la norme. Cela commence par un simple manque de respect, du mensonge ou de la manipulation. Nous ne trouvons pas cela insupportable que si nous sommes atteints directement. Puis, si le groupe social dans lequel ces conduites apparaissent ne réagit pas, cela se transforme progressivement en conduites perverses avérées qui ont des conséquences graves sur la santé psychologique des victimes. N’étant pas sûres d’être entendues, celles-ci se taisent et souffrent en silence.

Il existe des soignants qui sont des harceleurs moraux même si chacun de nous peut à un moment ou à un autre adopter une attitude perverse.  (  psycho patibulaire )
M.F. Hirigoyen note qu’un même individu tend à reproduire son comportement destructeur dans toutes les circonstances de sa vie  sur son lieu de travail, dans son couple, avec ses enfants, et c’est cette continuité qu’elle veut souligner. Il est ainsi des individus qui jonchent leur parcours de cadavres ou de morts-vivants. Cela ne les empêche pas de donner le change par ailleurs et de paraître tout à fait adaptés à la société.

Qui est visé
Contrairement à ce que leurs agresseurs essaient de faire croire, les victimes ne sont pas au départ des personnes atteintes d’une quelconque pathologie ou particulièrement faibles. Au contraire, le harcèlement se met en place quand une victime réagit à l’autoritarisme d’un chef et refuse de se laisser asservir. C’est sa capacité de résister à l’autorité malgré les pressions qui la désigne comme cible.
Le harcèlement est rendu possible parce qu’il est précédé d’une dévalorisation, qui est acceptée puis cautionnée par le groupe, de la victime par le persécuteur. Cette dépréciation constitue une justification a posteriori de la cruauté exercée contre elle et conduit à penser qu’elle a bien mérité ce qui lui arrive.
Lorsque le processus de harcèlement est en place, la victime est stigmatisée  on dit qu’elle est difficile à vivre, qu’elle a mauvais caractère, ou bien qu’elle est folle. On met sur le compte de sa personnalité ce qui est la conséquence du conflit, et on oublie ce qu’elle était auparavant ou ce qu’elle est dans un autre contexte.
Qui agresse qui
Le comportement d’un groupe n’est pas la somme des comportements des individus qui le composent ; le groupe est une nouvelle entité qui a ses propres comportements. Freud admet la dissolution des individus dans la foule et y voit une double identification, horizontale par rapport à la horde (le groupe) et verticale par rapport au chef.
Un collègue agresse un autre collègue
Les groupes tendent à niveler les individus et s

Comment empêcher une victime de réagir
Pour garder le pouvoir et contrôler l’autre, on utilise des manœuvres anodines qui deviennent de plus en plus violentes si l’employé résiste. Dans un premier temps, on lui retire tout sens critique jusqu’à ce qu’il ne sache plus qui a tort qui a raison. On le stresse, on le houspille, on le surveille, on le chronomètre pour qu’il se sente en permanence sur le qui-vive, et surtout on ne lui dit rien de ce qui pourrait lui permettre de comprendre ce qui se passe. Le salarié est acculé. Il accepte toujours plus et n’arrive pas à dire que c’est insupportable. Quel que soit le point de départ et quels que soient les agresseurs, les procédés sont les mêmes  on ne nomme pas le problème, mais on agit de façon sournoise pour éliminer la personne au lieu de trouver une solution. Ce processus est amplifié par le groupe, qui est pris à témoin ou même participe activement au phénomène.
Le harcèlement dans l’entreprise passe ensuite par plusieurs étapes qui ont comme point commun un refus de communication.
Refuser la communication directe
Le conflit n’est pas nommé mais il est agit quotidiennement par des attitudes de disqualification. L’agresseur refuse d’expliquer son attitude. Ce déni paralyse la victime qui ne peut se défendre, ce qui rend possible la poursuite de l’agression. En refusant de nommer le conflit, de discuter, l’agresseur empêche une discussion qui permettrait de trouver une solution. Dans le registre de la communication perverse, il faut empêcher l’autre de penser, de comprendre, de réagir.
Se soustraire au dialogue est une façon habile d’aggraver le conflit, tout en le portant au crédit de l’autre. C’est une façon de dire, sans le dire avec des mots, que l’autre ne vous intéresse pas ou même qu’il n’existe pas. Comme rien n’est dit, tout peut être reproché. Quand la victime a une propension à se culpabiliser, c’est royal.
Disqualifier
L’agression ne se passe pas ouvertement, ce qui pourrait permettre de répliquer, elle est pratiquée de façon sous-jacente, dans le registre de la communication non verbale  soupirs excédés, haussements d’épaules, regards méprisants, ou bien non-dits, sous-entendus ; allusions déstabilisantes ou malveillantes, remarques désobligeantes … On peut ainsi amener progressivement le doute sur les compétences professionnelles d’un salarié, en remettant en question tout ce qu’il dit ou fait.
Dans la mesure où les agressions sont indirectes, il est difficile de se défendre. Comment décrire un regard chargé de haine  Comment rapporter des sous-entendus, des on-dits  La victime, elle-même doute de ses perceptions, elle n’est pas sûre de ne pas exagérer son ressenti. On l’amène à douter d’elle-même.
La disqualification consiste aussi à ne pas regarder quelqu’un, ne pas dire bonjour, parler de la personne comme d’un objet (on ne parle pas aux choses ), dire à quelqu’un devant la victime  «as vu, il faut être vraiment ringard pour porter des vêtements pareils  » C’est nier la présence de la victime, ne plus lui adresser la parole, ou profiter de ce qu’elle se soit absentée cinq minutes de son bureau pour lui déposer un dossier avec un Post-it dessus, au lieu de lui demander le travail directement.
Ce sont aussi des critiques indirectes dissimulées dans une plaisanterie, des railleries, des sarcasmes. On peut ensuite dire  «n’est qu’une plaisanterie, personne n’est jamais mort d’une plaisanterie  ». Le langage est perverti. Chaque mot cache un malentendu qui se retourne contre la victime désignée.
Discréditer
Pour cela, il suffit d’insinuer le doute dans la tête des autres  «ne crois pas que … » On peut ensuite par un discours faux, fait d’un assemblage de sous-entendus, de non-dits, mettre en place un malentendu pour l’exploiter à son avantage.
Pour enfoncer l’autre, on le ridiculise, l’humilie, le couvre de sarcasmes jusqu’à ce qu’il perde confiance en lui. On l’affuble d’un surnom ridicule, on se moque d’une infirmité ou d’une défaillance. On utilise aussi la calomnie, les mensonges, les sous-entendus malveillants. On s’arrange pour que la victime le sache sans qu’elle puisse pour autant s’en défendre.
Isoler
Lorsque l’on a décidé de détruire psychologiquement un salarié, pour qu’il ne puisse pas se défendre, il faut d’abord l’isoler en cassant les alliances possibles. Quand on est seul, il est beaucoup plus difficiles de se rebeller, surtout si on vous fait croire que tout le monde est contre vous.
Par des insinuations ou des préférences affichées, on provoque des jalousies, on monte les gens les uns contre les autres, on sème la discorde. Le travail de déstabilisation est ainsi fait par des collègues envieux, et le véritable agresseur pourra dire qu’il n’y est pour rien.
Lorsque la mise à l’écart vient de collègues, c’est manger seul à la cantine, ne pas être invité lorsqu’il y a un pot.
Lorsque l’agression vient de la hiérarchie, la victime désignée est progressivement privée de toute information. Elle apprend son devenir par des notes de service. Plus tard, c’est la mise en quarantaine, au placard.
Brimer
Cela consiste à confier à la victime des tâches inutiles ou dégradantes. C’est fixer des objectifs impossibles à tenir, obligeant à rester tard le soir, à revenir le week-end pour voir ce rapport urgent jeté à la poubelle.
Ce peuvent également être des agressions physiques mais pas directes  des négligences qui provoquent des accidents, des objets lourds qui tombent comme par hasard sur les pieds de la victime.
Pousser l’autre à la faute

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  • Protéger quelqu’un, quelque chose par la lutte ou la vigilance contre toute attaque réelle ou éventuelle, lutter pour conserver un bien : Animal qui défend son territoire.
  • Préserver quelqu’un, quelque chose de l’effet nuisible de quelque chose, les protéger d’une attaque quelconque, en parlant de quelque chose : Ce manteau vous défendra du froid.
  • Soutenir quelqu’un, quelque chose, plaider en leur faveur devant toute accusation, toute critique : Elle défend toujours son père.
  • Interdire à quelqu’un de faire quelque chose, d’user de quelque chose, d’accéder à un lieu : Son médecin lui a défendu de boire de l’alcool.
  • Pour un avocat, assister, plaider et représenter.

http://fr.wiktionary.org/wiki/d%C3%A9fendre

 

Et lorsque la violence dure depuis 18 ans et que la Jurisprudence n’est pas appliquée avec le temps   et malgré toutes les demandes

la colère   est présente…..