C’est une des scènes marquantes du film-catastrophe 2012 : le mont Everest et ses 8 848 mètres d’altitude envahi par les eaux. L’image relève pour beaucoup de la science-fiction, mais elle semble, à une échelle moindre, de plus en plus crédible pour les scientifiques. Le journal Le Parisien relève, dimanche dans ses colonnes, cette inquiétante prédiction. Une étude très sérieuse de chercheurs basés à Katmandou, au Népal, explique que la plus grande chaîne de montagnes de la planète se réchauffe huit fois plus vite que la moyenne mondiale. Résultat ? Une crainte de plus en plus grande de voir se créer de vastes tsunamis, causés par la rupture de réserves d’eau douce formées par la fonte des glaciers himalayens.

Des explosions de plus en plus importantes ?

Selon les spécialistes du Centre international de développement des formations montagneuses (Ici-mod), près d’une vingtaine des 2 300 lacs issus de ces glaciers menacent actuellement de céder. Le lac Imja, deuxième plus grand lac du Népal, avec 36 millions de mètres cubes d’eau, pourrait ainsi se transformer, selon l’étude, en une gigantesque vague dévalant la montagne.

En début de semaine, l’hebdomadaire américain Time rappelait cependant sur son site internet que ce risque n’était pas réellement nouveau : en juillet 1981, par exemple, un pont avait été pulvérisé par l’éclatement d’un lac glacier à une centaine de kilomètres de Katmandou. Les analystes avaient alors déterminé que la force du courant avait déplacé des rochers de pas moins de 30 mètres de diamètre. Les scientifiques d’Ici-mod précisent qu’au cours du siècle dernier au moins 50 explosions de ce type ont été enregistrées dans l’Himalaya. Ils alertent cependant sur la fréquence et l’ampleur des prochaines catastrophes. Depuis 1992, les températures hivernales dans la région de l’Everest ont augmenté de 0,6 °C.

 

http://www.lepoint.fr/science/l-himalaya-sous-la-menace-des-tsunamis-02-06-2013-1675461_25.php

 

 

Je le retiens parce que correspondant à raz de marée, explosion de barrage et puis dans les commentaires ( is = glace) je retrouve encore Grenoble et St Gervais)  Glas sis  hier  ..

Glacier = danger

Dans la gamme des catastrophes dues au réchauffement climatique, voilà encore une information approchée. Les tsunamis sont des raz de marée telluriques (séismes au fond des mers). La rupture de verrous glaciaires évoquée dans cet article est tout autre chose. En fait, ce genre de catastrophe naturelle s’est déjà produit dans nos montagnes à nous. Ainsi celle du lac de Bourg d’Oisans au moyen-âge qui a dévasté Grenoble, et, plus récente, celle du glacier de Tête rousse qui a bien éprouvé Saint Gervais. Et ce n’est pas fini avec ce petit glacier accroché aux pentes du Mont Blanc, cela risque bien de recommencer. Heureusement il est surveillé de près… Enfin j’espère.
Accessoirement, je rappelle que le Dr Pachauri, président du GIEC, avait prédit la disparition TOTALE des glaciers de l’Himalaya en 2035. Ben dis donc, on n’est pas sortis de l’auberge !