https://secretsdemila.com/2016/10/11/comprendre-les-mecanismes-du-pervers-narcissique-avec-celine-valentin-coaching/

 

Aller au contenu principal

Les secrets de mila

Naturalista, Beauté, Bien-être, psychologie, spiritualité, coaching gratuit, réaliser ses rêves en pensant positif

11 octobre 2016

Comprendre les mécanismes du pervers narcissique avec Céline Valentin Coaching

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je souhaiterais partager avec vous l’une de mes trouvailles sur le net, afin de vous aider à comprendre et sortir de l’emprise perverse narcissique.

Il s’agit de la page de Céline Valentin coaching : ses articles ont pour vocation d’illustrer le fonctionnement pervers…mais aussi de faire connaitre son activité de coach spécialisée dans l’accompagnement de personnes en relation (sentimentale, familiale, ou professionnelle) avec ce type de profil. Elle travaille en séance sur des problématiques comme le manque de confiance/l’affirmation de soi, donc apprendre à s’aimer, à se respecter, à savoir poser des limites etc…(ce qui manque en général aux victimes de pervers, et ce qui explique qu’elles tombent dans le piège!).

Rien de mieux que de vous faire part de deux de ses articles qui ont largement participé à mon déclic personnel, en effet, on ne peut que s’y reconnaitre lorsque l’on a vécu ce genre de relation…

Voici l’un d’eux concernant, ce qui arrive souvent, la jalousie envers la nouvelle proie du pervers narcissique, et cette illusion qu’il semble plus gentil, normal avec… LOL


LE PERVERS NARCISSIQUE EST UN CAMELEON : IL SE COLLE AUX REVES DE SA PROIE ET ADAPTE SON FONCTIONNEMENT AUX ENJEUX DE LA RELATION ET AUX FAILLES DE SA VICTIME.

Un même PN agit donc différemment d’une proie à une autre.

Après une rupture avec un partenaire toxique, et en particulier avec un PN, la victime doute et culpabilise plus que de raison.
Elle tente de COMPRENDRE les raisons de l’échec de la relation.
La victime, toujours en proie à une grande culpabilité, se demande souvent pourquoi le Pervers Narcissique auquel elle a eu affaire, semble plus “apaisé” ou plus “gentil” avec la nouvelle Proie (ou la précédente).

Ce petit rappel, permettra, je l’espère à tous ceux qui continuent à douter et culpabiliser, de RELATIVISER.

Tout d’abord, est-il nécessaire de rappeler qu’un PERVERS NARCISSIQUE ACCOMPLI NE CHANGE PAS ??

Son dysfonctionnement est structurel.
Dans une relation avec un pervers narcissique, la finalité est toujours la même : la destruction.
Tôt ou tard, la Proie se retrouve vidée de son énergie, dépressive ou au bord de la folie.
Ce n’est qu’une question de temps.

Le PN adapte juste son fonctionnement aux caractéristiques de chacune de ses victimes, qui, différentes les unes des autres, ne réagissent pas de la même manière.
Elles ont chacune leur personnalité, leurs fragilités et leurs rêves.
Elles sont plus ou moins résistantes, clairvoyantes, et les enjeux pendant la relation, ne sont pas les mêmes (désir d’enfant, activité professionnelle ou pas, indépendance financière ou pas…).

Dans le cadre de mon activité de coach, je travaille sur certaines notions, en particulier celles de BESOINS et de VALEURS.
Nous n’avons pas tous les mêmes valeurs.
Le « MODELE DU MONDE» de chacun est unique, et correspond plus ou moins bien à celui de l’Autre.
En d’autres termes, nos différences nous rendent plus ou moins vulnérables aux rouages de la perversion..
Si le pervers narcissiques recherche toujours une victime qui possède des qualités qu’il n’a pas (sensibilité, sincérité, spontanéité, joie de vivre…), elle peut être plus ou moins authentique et clairvoyante.
Son degré de maturité varie, ainsi que son niveau de conscience.

Le pervers narcissique, dans un premier temps, flatte, appâte, élève sa victime sur un piedestal…afin de l’envouter et de la rendre prisonnière. Sous son masque de Prince Charmant, il utilise tous les artifices possibles pour éblouir sa Proie.
Il sait d’instinct, lesquels vont être les plus efficaces.

Moins la victime considère l’image sociale, les apparences ou les avantages matériels comme essentiels ; plus elle se respecte, a confiance en elle et en ses propres jugements … plus elle résiste au fonctionnement PN.

Nous avons vu au travers de mes différents articles, que la victime (qui a des failles) INTERAGIT avec son bourreau. La relation ne perdure que parce que ces INTERACTIONS sont possibles, et que la victime y trouve certains BENEFICES.
Du moins un temps.
Dans toute relation, ce n’est pas « blanc ou noir », et la victime d’un PN est responsable jusqu’à un certain point, ne serait-ce que parce qu’elle reste dès les premiers signes d’irrespect.
La relation entre un PN et sa victime est une rencontre entre deux blessures.
(voir mon article sur les similitudes entre la structuration du PN et celle de sa victime).
Dans une relation avec un pervers narcissique, l’un fait croire à de l’Amour, et l’autre veut y croire, malgré les preuves qu’il ne s’agit pas d’amour mais de possession, de maltraitance, de cruauté..
La communcation basée sur le mensonge, permet de « maquiller » les intentions réelles.
Cette communication perverse s’appuie sur :
-« L’ESTHETISME » pour séduire, et parer de beaux atours, une relation déséquilibrée (« je te domine, mais je te protège, et je t‘offre une situation matérielle enviable »…),
-« LE CONSENSUS SOCIAL » qui permet de faire passer les abus et les mensonges, pour un comportement « socialement correct » ou « branché » (« chochotte, tu es coincée », « toutes les femmes acceptent ça », « tu devrais te lâcher un peu »…),
-« LES CODES » qui dépendent du milieu social, et permettent de resserrer l’étau de l’emprise. Les fondements du respect et de la politesse sont retournés et utilisés en instruments de pouvoir sur l’autre (« historiquement, nous avons toujours agi de cette manière », « chez nous, les conjoints ne participent pas aux décisions dans ce domaine »…).

(source DF Tayebaly « pour en finir avec les pervers narcissiques. BREAL)

D’une victime à une autre, le PN ne manoeuvre pas de la même manière.
Face à un PN accompli, aucun conjoint ne peut s’épanouir et être heureux.
Cependant, la rencontre peut être plus ou moins violente (disputes/tensions/ruptures), et la relation, perdurer plus ou moins longtemps (de quelques mois à des dizaines d’années).
Si aucune proie ne sort indemne de la relation, la profondeur des séquelles varie.
C’est la raison pour laquelle il est nécessaire au sortir de l’emprise, d’identifier les failles qui ont permis aux interactions d’être maintenues, et de travailler sur ses valeurs, son estime, sa confiance et son affirmation de soi, afin de ne plus retomber dans le piège d’un autre illusionniste toxique.

Voici la description de deux types de victimes très opposées. Elles ont en commun des QUALITES destinées à nourrir le VIDE INTERIEUR du pervers narcissique, et des FAILLES… mais leurs réactions face au fonctionnement PN sont très différentes.
Face à un pervers narcissique, la victime a deux principales réactions : LA DEPRESSION ou L’AGRESSIVITE.
“Quant aux victimes, elles se retrouvent porteuses des symptômes du pervers. En fonction du degré des rapports entre le pervers et sa victime, cela ira de la dépression à la tentative de suicide, de la violence à la perversion, de la confusion à la dépersonnalisation, voire la folie”. (JC Bouchoux. “Les pervers narcissiques” EYROLLES).

UNE VICTIME DOUCE et docile, met plus de temps à prendre conscience du double visage du bourreau.
Elle culpabilise sans fin, pensant qu’elle est responsable du changement de comportement de “l’Etre délicieux” qu’elle a rencontré.
Parfois elle vit pendant plusieurs dizaines d’années dans un profond mal-être, sans réaliser qu’elle est manipulée, et victime de violences psychologiques.
Elle a, dans un premier temps, si bien contribué à remplir son rôle de faire-valoir, cru aux mensonges, et entretenu le mythe du Prince Charmant vis à vis de l’extérieur, qu’il lui est très difficile de s’admettre à elle-même (et donc de faire admettre aux autres), qu’elle s’est trompée, et qu’elle a été dupée.
Cette victime douce est celle qui PROTEGE le plus longtemps l’IMAGE SOCIALE du pervers narcissique.
Pendant la relation, elle est dévitalisée graduellement et insidieusement.
La victime douce, souvent une personne qui se sent coupable de “tout”, est conduite “à bas bruit” (pas de scènes importantes, de ruptures, ou de fortes disputes), vers la DEPRESSION.

UNE VICTIME REBELLE, en revanche, s’insurge rapidement lorsque le “VRAI VISAGE” du PN apparaît.
Consciente du décalage entre les paroles et les actes de son tourmenteur, elle se cabre et devient méfiante et soupçonneuse.
Elle peut adopter elle-même des comportements PN pour se défendre.
Elle vit dans un état de tension et d’hypervigilance épuisants.
Insoumise, elle est DANGEREUSE pour le PN.
En verbalisant l’irrespect et le fonctionnement dont elle est victime, elle le met face à lui-même, et donc face à son vrai visage.
Ce qui est insupportable pour le manipulateur pathologique.
Se sachant démasqué par sa proie, il sent inconsciemment que son image sociale est en péril.
Face à une personnalité clairvoyante et rétive, le PN contrôle moins bien la situation et se sent extrêmement angoissé.
Il “doit” parvenir à dresser et soumettre sa Chose, et pour cela, tente de la mater, en activant intensivement les peurs et les douleurs qu’il a parfaitement identifiées.
Cette victime rebelle, qui devient rapidement AGRESSIVE, se défend bruyamment. Poussée à bout, elle peut aussi devenir violente physiquement vis à vis de son bourreau ou d’elle-même..
Vis à vis de l’extérieur, le PN enfile un masque de martyr.

Voici un exemple concret, (très long , que j’ai déjà utilisé pour illustrer la différence de comportement d’un même PN avec ses compagnes successives.
Pour ceux qui auront le courage de le lire , il permet de constater que la manipulation est constante, mais les ficelles tirées, différentes.

De l’extérieur, les relations semblent n’avoir aucunes similitudes.
Pourtant, il s’agit du même homme : un pervers narcissique accompli…

“Roland a une première longue relation de 15 ans, avec sa première épouse, Cléa.
Il la rencontre alors qu’elle est très jeune, une vingtaine d’années. Lui en a quelques unes de plus.
Roland a été, (et est toujours), un enfant gâté, égocentrique et autoritaire.
Petit héritier, habitué à être au centre de l’attention, il entend que tout tourne autour de sa personne.
Il manque de confiance en lui, se sent vide et manque de profondeur, mais il compense cette incomplétude en jouant de son pouvoir materiel.
Il a réussi à se composer un personnage d’homme fort, sérieux et fiable.
S’il manque de charisme, ses nombreux voyages, les lieux courus qu’il fréquente, et ses relations, lui permettent de faire illusion vis à vis de l’extérieur.

Cléa est impressionnée, l’aime et l’admire.
Elle a des failles, et en particulier une très forte capacité à culpabiliser.
Ils se marient et ont deux enfants.

Le fonctionnement du couple de Cléa et Roland, ne va pas permettre à Cléa de s’épanouir, bien au contraire.

Les décisions sont prises par Roland de manière unilatérale, dans tous les domaines.
Il n’y a aucune réciprocité.

Roland n’aime pas les amis de Cléa, et dès le début de la relation, il lui impose de ne fréquenter que les siens.
Ce qu’ils feront pendant toute la durée de leur histoire.
Les amis de Roland, qui sont en réalité un “clan” de complices courtisans, apprécient Cléa, qui n’est pas un obstacle a au bon fonctionnement du “Roi et de sa Cour”.
Son mari peut se comporter comme un petit monarque, et les “amis” comme des courtisans.
Elle ne relève pas, et demeure agréable et docile.

Ils n’ont pas d’échanges profonds, ils vivent l’un à côté de l’autre, mais il manque une dimension. Cléa le ressent confusément, mais elle l’a connu si jeune, qu’elle n’a pas d’autre point de comparaison.
Ce qu’elle a vécu dans son enfance, ne lui a pas permis , d’avoir de bons repères.
Leur intimité, se résume à leur intimité physique.

Le train de vie de Cléa, doit justifier qu’elle soit heureuse.
Sous emprise, anesthésiée , Cléa culpabilise “au quart de tour”.
Elle est programmée pour penser « qu’elle n’a pas le droit de se plaindre, car elle a une vie de Princesse ».
Lorsqu’elle se sent triste, et déprimée, elle s’oblige à rationnaliser : son mari «est gentil», elle a une belle maison, elle part souvent en vacances…
Elle n’a aucune conscience des violences psychologiques insidieuses, dont elle est victime.
Elle minimise la souffrance psychique qu’elle ressent.

Sous son masque de « gentil mari », Roland considère que sa femme est sa “propriété”, et il l’a programmée afin qu’elle remplisse « ses fonctions » : s’occuper de lui, des enfants, l’approuver, être disponible sexuellement…et lui renvoyer une image de perfection.

Roland est habitué à la docilité de sa femme : elle ne le contredit ou le contrarie presque jamais.
Si cela arrive, il réagit très mal , et devient alors terriblement cassant.
Sa colère est sourde, il ne crie pas, mais peut « faire la gueule » pendant plusieurs jours.
Sa froideur, et sa dureté, glacent Cléa.
Elle ne parvient donc pas à exister auprès de lui, et à faire entendre sa voix : elle craint trop de le mécontenter.

Roland est un PN accompli, mais avec Cléa, il rencontre peu de résistance : ils ne se disputent donc jamais.
Il nourrit son narcissisme à moindre frais : sa femme est douce, et il fait à peu près tout ce qu’il veut.
Cléa ne se sent pas épanouie et en souffre de plus en plus.
Elle ne travaille plus depuis longtemps.
Elle n’a pas d’indépendance, ni d’autonomie.
Elle n’a réussi à faire aboutir aucun de ses projets professionnels depuis que les enfants vont à l’école.
Elle est restée dans l’ombre de Roland.

Cléa est infantilisée, et lui demande son autorisation pour tout.
Roland jouit de sa position de « chef », il a le POUVOIR et l’argent.
Il prétend ne pas s’en servir, mais il en joue outrageusement, sous un masque de modestie feinte.

Pourtant, pour l’entourage, cette famille reflète l’image de la famille idéale, moderne, harmonieuse, équilibrée.
Il n’y a aucune tension visible.
Cléa semble très gâtée, heureuse et libre.
Personne ne se doute que dans le huis clos de la relation, elle subit de la violence psychologique.

Cléa n’en a pas conscence non plus. Elle se sent juste, de plus en plus déprimée.

Les deux dernières années de la relation, Cléa est dévitalisée, et elle a totalement perdu sa joie de vivre.
Cela déplait à son mari : il veut une compagne « joyeuse », « rieuse », disponible sexuellement .
Or, elle n’a plus envie de rien.
Il ne s’inquiète pas pour sa femme, mais pour LUI : sa Chose ne fonctionne plus correctement, et ça l’énerve.

Cléa sent qu’elle ne peut plus supporter l’égocentrisme de son mari, ni cette relation déséquilbrée.
Elle ose tenter d’exprimer son mal-être à Roland.
Mais sa déception est à la hauteur de son espoir : il la démolit verbalement.(DENI)
« Comment ose-t-elle remettre en question sa vie de rêve avec lui ?» (CLIVAGE/communication perverse-ESTHETISME).
L’affront est insupportable pour Roland, qui est incapable de se remettre en question.

En représailles, il rompt la communication et quitte la maison.(PUNITION)
Cléa doit payer son “insolence”.
Cher.
Roland adore donner des leçons. Il a toujours raison.
Il se croit « parfait » et est convaincu d’offrir une vie « parfaite » à son épouse. (CLIVAGE)
Il la culpabilise, la traite « d’enfant gâtée ». (Il projette sur elle, son propre défaut/PROJECTION)
Roland a enfilé son masque « d’homme parfait outragé ».
Roland devient odieux au quotidien.
Il fait dormir Cléa sur la canapé pour la punir.
Il sort seul sans elle, et la trompe avec une étudiante de 20 ans.
Son rôle de pygmalion avec cette très jeune femme, lui permet de nourrir son narcissisme malade.
Il vit à côté de sa femme, en l’ignorant ostensiblement, pour la punir de son affront. (l’OBJET/MIROIR/Cléa doit être punie/détruite)

Leur histoire se termine.

Quelques années après sa séparation, Roland rencontre une nouvelle Proie, Julie.
Elle a presque son âge, des activités professionnelles qui la passionnent, et deux grands enfants.
Elle est atypique, pleine d’énergie, et a une très forte personnalité.

Mais elle a aussi des failles, en particulier une dépendance affective liée à un abandon dans son enfance.
Et elle ne connaît pas le fonctionnement pervers narcissique…
A travers son prisme humain et bienveillant, elle ne peut imaginer qu’un être, puisse être aussi sombre et destructeur.

Julie se laisse séduire.
Roland s’accroche très vite à elle (en réalité à ce qu’elle représente, et à ce qu’il peut en tirer).
Il lui dit, qu’elle est, «celle qu’il attendait » (créative, active, indépendante, atypique) ayant déjà des enfants, « car il n’en veut plus ».
Il l’appelle son « Petit Soleil », car elle « illumine sa vie ».

Il lui dit exactement ce qu’elle a besoin d’entendre : il se COLLE A SON REVE.
Julie est une femme « bouillonnante », elle a besoin d’un homme fort, et Roland semble très rassurant tant il est calme, et sait prendre « les choses en mains ».
En réalité, ce que Julie prend pour de la force, est de la froideur émotionnelle.

Cependant, Julie sent très vite qu’il y a un « truc qui cloche » (il semble absent à lui-même, il est souvent maussade, et reste très superficiel dans les discussions), mais elle choisit d’ignorer son « alarme interne ».

Elle a souvent l’impression d’être un “objet” ou une “employée”, et elle se rebelle contre les comportements irrespectueux de Roland.
Il n’a pas l’habitude que quelqu’un remette en cause sa manière d’agir, et il est souvent de mauvaise humeur.
A chaque fois qu’elle n’est pas d’accord avec lui, Roland considère que Julie lui “fait une scène”.
En réalité, il est incapable de supporter la contradiction, et la frustration, comme un petit enfant gâté et tyrannique de 3 ans.

La relation est houleuse, et Roland menace de quitter Julie, ou la quitte pour quelques jours, dès qu’elle s’oppose à lui, ou le contrarie.
Roland ne souhaite pas vraiment se séparer de Julie, juste affaiblir ses défenses, pour l’amener à se soumettre.
Comme un animal qu’on dresse.

Julie tolère déja, ce qui ne peut pas l’être.

Roland se plaint de sa compagne à sa Cour : il enfile son masque de victime aux yeux de son entourage.
Les “amis” de Roland n’apprécient pas Julie, car ils sentent qu’elle n’est pas dupe de la courtisanerie de beaucoup. Julie est un obstacle aux avantages que les amis/courtisans peuvent tirer du riche PN.

Julie s’étonne que Roland se complaise dans ce fonctionnement, et le lui dit.

Les tensions du couple formé par Roland et Julie sont donc visibles de l’extérieur.

S’il prétend que Julie le harcèle, c’est en réalité, lui qui la torture psychologiquement.
Roland a très bien identifié la crainte de l’abandon de Julie.
Il provoque sa peur et sa jalousie en la menaçant de rencontrer une autre femme et de l’abandonner, puis lui reproche “de ne pas avoir réglé ses problèmes affectifs”.
Roland fonctionne dans un registre pervers : il inverse, retourne la situation.
Il reste avec elle, mais refuse de s’engager, ce qui lui permet de la maintenir dans une situation de précarité psychique.
Le Manipulateur Pathologique induit chez Julie, la réaction qui lui permet de la tenir accrochée au bout d’un fil.
Il joue avec elle avec sadisme.
Julie, totalement confuse, réagit en étant de plus en plus jalouse et possessive.
Elle est en hypervigilance constante, et n’a pas le recul nécessaire pour prendre conscience qu’elle est cruellement manipulée.

Au fur et à mesure des mois, le malaise de Julie grandit.
Julie, sincère et franche, est donc très clairvoyante, elle verbalise ses observations, et les aberrations qu’elle subit au quotidien.
Elle a, sans le savoir, identifié le fonctionnement pervers narcissique…
Mais comme toutes les victimes, Julie s’accroche à ce qu’elle
« croit percevoir » de « bon » chez son bourreau.
Elle sent souvent poindre le « petit garçon blessé » à travers le Tyran, et c’est aussi ce qui l’attache à lui.

Elle pense qu’elle peut “sauver” Roland, mais il est de plus en plus odieux et irrascible : il se sent démasqué.
Il intensifie le harcèlement et les punitions.
Julie se cabre, et lutte de plus belle.
Roland commence à la brutaliser physiquement.

La deuxième année de leur relation, à la suite d’une séparation très douloureuse, c’est encore Julie qui prend à son compte tous les dysfonctionements, et qui se remet en question.
Elle démarre un travail avec une nouvelle psychiatre/psychanalyste. Julie tourne en boucle à chaque séance, car elle est profondément perturbée par la conduite et les propos de son compagnon.
Très vite, son thérapeute prononce le terme de “pervers narcissique” concernant Roland.
Malgré cette alerte, Julie ne fuit pas.

Roland n’a jamais fait aucun effort avec les amis de Julie.
Il ne les aime pas, car ils ne sont pas dupes de ses comportements irrespectueux avec elle.
Alors que Julie voit de moins en moins ses propres amis (et ne part en vacances qu’avec la sœur de Roland, sa famille, et ses amis à lui), Roland lui reproche pourtant de vouloir le “couper de son entourage”, et l’abreuve de reproches : il projette SES PROPRES DEFAUTS sur elle. (identification projective).

Elle se sent harcelée, salie et terriblement entamée.
Elle finit par adopter elle-même des comportements PN pour se mettre au diapason de celui qui la tue psychiquement.

Julie n’est plus elle-même, mais s’accroche à l’espoir d’une évolution positive.
Ses amis ne la reconnaissent plus.
Elle est souvent triste, et de plus en plus agressive.
Roland a compris, au bout de trois ans, que Julie ne se laisserait jamais dresser comme un caniche.
Il ne se cache presque plus jamais derrière des masques agréables : il la harcèle en continu.
Lors de leurs nombreuses séparations, il a déja commencé à séduire d’autres Proies.
Il veut remplacer Julie par une victime plus docile.
Son narcissisme a besoin d’être nourri.
(Le Vampire est affamé).

Julie dépense ses dernières ressources d’énergie pour sauver son couple, mais elle est exsangue.

Roland ne supporte plus le reflet que Julie lui renvoie : celui de son VRAI VISAGE.
Le “mauvais miroir” doit disparaître : Roland multiplie les ATTAQUES HAINEUSES, et fait preuve d’une cruauté inouïe.
Il n’a même pas conscience de ses agissements : il utilise massivement ses défenses pathologiques pour ne pas avoir à se remettre en question. Il lutte contre son propre effondrement en détruisant sa proie trop clairvoyante.

Julie se retouve à l’hôpital, et prend alors réellement la mesure de la destructivité de Roland.
Elle sauve sa peau en rompant absolument tout contact.”

Julie et Cléa ont eu affaire au même homme, mais il n’a pas agi de la même manière, ni tiré sur les mêmes ficelles.
Il s’est adapté aux caractéristiques et aux failles de ses Proies.
Avec Julie, la dernière année de leur relation, il a ajouté la violence physique, à la violence psychologique : le harcèlement moral ne suffisant plus, pour tenter de la soumettre.

Elle ont souffert toutes les deux, mais la première de manière insidieuse et graduelle, la deuxième, intensément et violemment à chaque, menace, punition ou « abandon ».
La violence psychologique a été sournoise dans le cas de Cléa, mais cruelle et ouverte, dans le cas de Julie.
Cléa n’était pas consciente des manœuvres de Roland, Julie l’était jusqu’à un certain point.

Les deux relations n’ont pas, non plus, été perçues de la même manière par l’entourage : personne n’avait anticipé la rupture avec Cléa, tant la relation paraissait « fluide », en revanche, avec Julie, la rupture était attendue.

Roland a très vite enfilé un masque de victime lors de sa relation avec Julie, masque qui lui a permis de se faire plaindre, de garder le beau rôle, et de retrouver rapidement une proie consolatrice.

Roland, un an et demi après sa rupture avec Julie, a épousé une nouvelle victime, plus jeune, qui n’a jamais été mariée, et souhaite avoir des enfants.
Il s’est, encore une fois, “collé au rêve » de l’Autre : le PN est un Caméléon.

En convolant aussi rapidement, Roland tente de redorer son image après sa relation désastreuse avec Julie. Il espère « prouver » qu’il est un homme sérieux, aux valeurs morales fortes, qui “s’engage”.
Encore de la manipulation pathologique, et le besoin maladif de cultiver une image idéale.

La troisième Proie est donc un nouvel instrument qui sert déja ses intérêts.
Ses caractéristiques et ses failles, vont permettre à Roland de la manipuler, en tirant sur des ficelles encore différentes, et de manière plus efficace.

En effet, le fonctionnement du PN se « peaufine » avec l’expérience et cette fois, le petit monarque « joue sur du velours » : la Favorite a été  » fournie » par sa Cour complice.
Le système pervers dans lequel elle interagit, contribue déjà à l’enfermer : après avoir servi de faire-valoir pendant quelques années, et entretenu l’image “idéale”de son mari, il lui sera d’autant plus difficile de s’admettre (et de faire admettre) qu’elle a épousé un illusionniste, un imposteur, qui la détruit et la persécute à huis clos…


Alors, vous avez plus de réponse à vos questions interminables je suppose?

Pour finir je vous partage un autre de ses articles très révélateur aussi je trouve:


DU MANQUE D’EMPATHIE DU NARCISSIQUE A LA DESTRUCTIVITÉ SADIQUE DU PERVERS…
“ Tu mesures ta monstuosité. Mais c’est ainsi. Tu ne veux pas parler. D’ailleurs, tu réalises que tu ne souffres pas. J’ai toujours su que tu étais de ceux qui ne savent pas souffrir, étant de ceux qui ne savent pas aimer.”
(Florian Zeller. “Les amants du n’importe quoi”)
Dans mon article “le tout petit champ émotionnel du pervers narcissique” (publié le 5 octobre 2015), je décris les limites du PN concernant la question des AFFECTS.
Otto Kernberg psychiatre, psychanalyste reconnu pour son travail sur les pathologies du narcissisme écrit en 1975 :
“Les principales caractéristiques de ces personnalités narcissiques sont un sentiment de grandeur, un égocentrisme extrême, une absence totale d’empathie pour les autres, bien qu’ils soient avides d’obtenir admiration et approbation pour eux-mêmes.

Les narcissiques ont un trouble du comportement (article du 26 novembre 2015, sur la différence entre un trait de caractère et un trouble du comportement).
Parmi eux se trouve une petite catégorie perverse, qui se nourrit et jouit de la souffrance de l’Autre : les pervers narcissiques.
Non seulement dénués d’empathie, ils sont, de plus, sadiques et cruels : ils jouissent de la détresse de leur proie.
Plus leurs victimes souffrent, plus ils se sentent exister.
“Incontestablement, les pervers ressentent une jouissance extrême vitale, à la souffrance de l’autre et à ses doutes, comme ils prennent plaisir à asservir l’autre et l’humiler.” (“Le Harcèlement moral”. MF Hirigoyen)
Lorsque le PN est contrarié ou qu’il n’obtient pas ce qu’il désire, il ressent la même rage qu’un petit enfant de 3 ou 4 ans. (IMMATURITÉ AFFECTIVE)
Sa première réaction est un désir de VENGEANCE, qui l’amène à vouloir “PUNIR” celui/celle qui lui a résisté. (article sur les punitions du PN, du 22 avril 2015)
Les pervers narcissiques ne recherchent une proie que pour tenter de s’en nourrir.
Vides et inconsistants, incapables de ressentir de véritables ÉMOTIONS, ils se “branchent” sur leur victime pour en aspirer la vie.
Ils ne peuvent donc se passer d’un/une Autre qui leur sert de nourriture/bouc émissaire/miroir. (Voir l’article sur le profil de la victime du 5 mars 2015)
“La victime n’est pas un individu “autre”, mais un reflet. Toute situation qui remettrait en question ce système de miroirs, masquant le vide, ne peut qu’entraîner une réaction en chaîne de fureur destructrice. Les pervers narcissiques ne sont que des machines à reflets qui cherchent en vain leur image dans le miroir des autres. Ils sont insensibles et sans affect. Comment une machine à reflets pourrait-elle être sensible? De cette façon, ils ne souffrent pas. Souffrir suppose une chair, une existence.”
(“Le Harcèlement moral” MF Hirigoyen).
Lors de la séparation, le pervers narcissique a en général deux réactions :
1/-si c’est la victime qui le quitte, il met tout en oeuvre pour récupérer sa “CHOSE”.
Il ne suporte pas de perdre son EMPRISE.
La fuite de sa proie ne l’incite pas à se remettre en question, il en est incapable. Il déploie toutes sortes de MANIPULATIONS (simuler la dépression, promettre de changer, pratiquer un chantage affectif, menacer de garder les enfants…) pour l’empêcher de lui échapper.
Si la victime cède, et accepte de renouer, le PN reprend très rapidement les violences psychologiques là où il les a laissées.
2/-s’il a lui-même décidé de se débarasser de sa”chose” (parce qu’elle ne satisfait pas suffisamment ses besoins et/ou qu’il a rencontré une nouvelle proie), il tente de “l’effacer” du paysage.
La victime est alors balayée de la vie du PN en quelques heures/jours, et ne comprend pas la froideur/cruauté de son bourreau.
Le narcissique, lors de cette phase de séparation, concentré sur d’autres objectifs (voire sur une nouvelle proie), n’a AUCUNE EMPATHIE pour la souffrance de celui/celle qu’il rejette.

NOTE :
Le PN se débarasse de son ancienne compagne/compagnon, comme on se débarasse d’un OBJET obsolète devenu inutilisable. Le pervers peut agir avec une grande indifférence/froideur, ou avec un besoin irréprésible de sadiser et de détruire.
Tout dépend du contexte dans lequel il rompt.
En tout état de cause, l’attachement d’un pervers narcissique n’est jamais profond, puisque ses affects sont tronqués.
Ses “sentiments” demeurent donc très superficiels, et liés à ce que la proie lui “offre” comme avantages.
En effet, la proie du PN a des “fonctions”, comme un instrument.
Tant qu’elle qu’elle remplit ses “fonctions” (miroir/faire-valoir/bonne à tout faire/gouvernante/objet sexuel/poubelle psychique/banque…), le pervers l’utilise, lorsqu’elle ne les remplit plus suffisamment bien, elle est jetée, sans plus de ménagment que si elle était un USTENSILE cassé.
Le PN agit comme un petit enfant qui repousse brutalament le jouet qu’il a entre les mains, parce qu’il en veut un autre, “plus beau”, où qui casse le sien de rage “parce qu’il ne marche plus”.
La maturité affective du PN est celle d’un petit enfant gâté et tyrannique.
Cependant, après la séparation, même lorsque c’est lui qui en a pris l’initiative, le PN ressent le besoin de “vérifier” que sa proie est encore sous EMPRISE.
Si par exemple, elle s’éloigne trop facilement, il peut tenter de la reconquérir/séduire, pour la “jeter” immédiatement après…
D’une manière ou d’une autre, après la séparation, il aura besoin de s’assurer de son POUVOIR sur elle.
L’enjeu étant la confirmation de sa “TOUTE-PUISSANCE”.
Le pervers utilise, si nécessaire (et sans aucun scupule), des “tiers” (la famille, les amis, les enfants…) pour atteindre l’Autre, et lui faire exprimer les émotions dont il se nourrit (VAMPIRE AFFECTIF).

Dans mon article du 13 avril 2015 “Qu’est ce qui provoque un jour la nécessité…”, je décris la séparation de Gustave/le pervers narcissique et de Valentine.
RESUMÉ :
Après trois années de relation houleuse, et à la suite d’une énième dispute lors de laquelle Valentine a (encore) refusé d’adhérer à des RÈGLES injustes et absurdes, Gustave l’a brutalisée.
Depuis un an, le PN a ajouté la violence physique à la violence psychologique : il brutalise sa compagne lorsqu’elle se rebelle.
Cette fois, leurs enfants ont vu Valentine sortir de la chambre, le corps recouvert de marques rouges.
Le masque de “monsieur parfait” de Gustave est tombé.
Pour le narcissique, l’image renvoyée par les enfants (et la cuisinière présente) est insupportable.
Dans leurs yeux, il se voit tel qu’il est (dominateur et brutal).
Aussitôt, il utilise massivement ses mécanismes de défense : il projète la faute et ses propres défauts sur Valentine (IDENTIFICATION PROJECTIVE), afin de rester dans le DÉNI (de la gravité) de ses actes, et de demeurer dans le CLIVAGE (“je suis le “bon”, le “parfait”, c’est l’Autre qui est “mauvais”) typique du PN.
Ainsi, au lieu de s’excuser, et de se remettre en question, Gustave ressent le besoin de PUNIR Valentine, et de la DÉTRUIRE (attaques haineuses destinées à casser le “mauvais miroir”).
La jeune femme constitue désormais un trop grand danger pour Gustave : elle s’oppose trop souvent à lui, et ne protège plus son image.
Dans le fonctionnement pathologique de Gustave, alors qu’elle est victime, Valentine devient coupable. (Perversion=Inversion)
”La haine qui était masquée apparaît au grand jour, très proche d’un délire de persécution. Les rôles sont ainsi inversés, l’agresseur devient l’agressé et la culpabilité reste toujours du même côté”.
(“Le harcèlement moral”. MF Hirigoyen)

Pendant quelques jours, Valentine se retrouve seule dans la villa des Baléares avec sa fille Lou.
Elle cohabite ensuite 48 heures à Paris avec Gustave.
Heureusement, le fils de Valentine, Paul, présent pendant ces deux jours, la protége du pire : Gustave est obligé de contenir sa violence physique.
Cependant, il exerce une violence psychologique inouïe, en dépit de la présence de ses beaux-enfants.
Mû par la haine, aveuglé par son désir de lui faire “payer” sa rébellion, et nourri par la souffrance qu’il inflige à sa compagne, ses TRANSGRESSIONS se succèdent à un rythme effrayant.
“Résister à l’emprise, c’est s’exposer à la haine. A ce stade, l’autre qui n’existait que comme objet utile, devient un objet dangereux dont il faut se débarrasser par n’importe quel moyen. La stratégie perverse se dévoile au grand jour”.
(“Le harcèlement moral”. MF Hirigoyen)
Alors que Valentine sombre dans un état inquiétant, Gustave retourne chaque situation à son avantage, et garde un sang-froid hors norme.
Or, le “malade” est bien celui dont la froideur émotionnelle lui permet de demeurer calme.
Sa folie existe bel et bien, mais elle est cachée (“psychose blanche”).
Et cette folie est projetée dans sa victime qui en devient la porteuse avec des symptômes visibles cette fois (article du 23 mars 2015 sur la fragilité psychologique “apparente” du PN)…
NOTE :
Lors d’une relation avec un PN, la proie, victime de transgressions diverses et répétées, perd progressivement sa capacité à réfléchir avec clairvoyance. Harcelée, et constammant accusée de tous les maux et dysfonctionnements du couple, elle finit par se croire coupable et sombre dans un état anxieux généralisé et/ou dépressif.
De plus, tous les PN, s’entourent d’un “clan” qui banalise leurs agissements pervers.
Gustave n’échappe pas à cette règle.
Rien, ni personne, ne s’oppsose donc à ses transgressions. Ses courtisans l’approuvent quoiqu’il fasse.
(voir l’article du 28 avril 2016 sur l’entourage du PN “ce manipulateur si manipulable”)
Sa cour, lui permet d’entretenir son CLIVAGE (“je suis le “bon”, le “gentil”, je ne fais rien de “mal”/ce que je fais est “justifié”)…
Le pervers semble donc “sain d’esprit” et bénéficie de soutien (sa cour), alors que la proie dont la santé mentale se dégrade, est pointée du doigt et nage en pleine confusion.
1/
Aux Baléares, malgré les tentatives de Gustave, Valentine refuse d’être jetée dehors avec sa fille.
La présence des enfants (miroirs) empêche le PN d’aller au bout de sa rage destructrice .
C’est donc lui qui part, en emmenant ses propres enfants éberlués (un PN en phase de punition/destruction, n’ayant aucune sensibilité ni empathie, n’hésite pas à les blesser ou à les détruire).
Gustave retourne la situation : il “quitte” Valentine (et la villa), coupe la communication, annule le billet d’avion de sa compagne, et la remplace.
Le pervers, ne prend même pas la peine de l’en informer lui-même.
Gustave se fend juste d’un SMS à Valentine, pour lui demander de quitter la villa qu’il souhaite récupérer…
Il ressent le besoin de lui faire sentir qu’elle n’est plus “rien” sans lui, qu’il a le pouvoir, et qu’elle peut être balayée de sa vie, de la même manière qu’il jetterait un appareil défectueux.
“L’objet du pervers narcissique ne sera donc pas dénié dans son exitence, mais dans son importance; il n’est supportable que s’il est dominé, maltraité, sadisé, certes, et par dessus tout, maîtrisé”.
(Racamier, “Les perversions narcissiques”)
Gustave n’a aucune conscience de la TRANSGRESSION que cela représente, ni la moindre EMPATHIE pour la souffrance de sa compagne. (RÉIFICATION / CRUAUTÉ)
Il ne sait pas ce que cela signifie : Gustave le pervers narcissique ne souffre ni pour lui-même, ni pour les autres.
“Ils manquent donc de profondeur affective et n’arrivent pas à comprendre les émotions complexes des autres, ils ignorent en particulier les sentiments véritables de tristesse et de deuil : cette incapacité à éprouver des réactions dépressives est un trait fondamental de leur personnalité.” (Otto Kernberg)
NOTE :
Gustave est un petit héritier dont la perversion est renforcée par cette aisance matérielle : les autres, y compris sa compagne, sont des “choses” qu’il croit “posséder” et dont il pense disposer à sa guise… parce qu’il “paie”.
“Réduit à l’état d’ustensile ou de spectateur, autrui est exploité, grugé, disqualifié. Aucun scrupule n’arrête le narcissique en son triomphe; rien ne lui résiste; tout lui appartient; tout doit se soumettre et plier; de tous côtés, il commande surveille et dirige. Autre et ferme illusion : celle de la toute propriété.” (Racamier, “Les perversions narcissiques”)
2/
Lors de la cohabitation à Paris, Gustave se pomponne sous le nez de Valentine pour sortir dîner.
(Valentine qui ne se nourrit plus et ne dort plus, est loin de pouvoir se “pomponner” et de “sortir” : elle est anéantie. PN=ABSENCE d’AFFECTS ).
Gustave ignore sa compagne, il lui fait sentir qu’elle n’est pas importante, qu’elle n’existe pas, qu’elle ne vaut pas mieux qu’un meuble.
3/
La veille de son départ, Gustave demande des somnifères à Valentine pour lui rendre son voyage plus “confortable” : “Tu as l’air d’en avoir besoin en ce moment, le médecin a dû t’en prescrire, donc tu peux bien me donner deux comprimés pour m’aider à dormir pendant le voyage qui est super long et comporte une escale”.
Valentine, déja choquée et anéantie par la situation, n’en revient pas.
Elle ressent confusément que ce manque d’empathie extraordinaire côtoie une forme de sadisme.
4/
Toujours la veille du départ, Gustave s’enferme dans la chambre parentale de leur maison, avec une très jeune femme, sans expliquer à Valentine qui est cette personne. Elle les entend rire et chuchoter derrière la porte pendant près d’une heure.
Gustave le pervers, provoque, sadise et humilie Valentine, et retourne la situation en projetant la faute et la culpabilité sur sa compagne.
En effet, lorsque Valentine proteste après le départ de la jeune fille, il lui répond : “… mais ma pauvre, c’était ma coiffeuse, tu ne peux pas t’empêcher DE FAIRE DES HISTOIRES…”.
Cette TRANSGRESSION illustre sa PERVERSION, SON ABSENCE TOTALE D’EMPATHIE, et son SADISME.
L’IDENTIFICATION PROJECIVE et L’INVERSION sont flagrantes.
Le monde de Gustave le pervers, est un monde “à l’envers”.
La victime d’un pervers narcissique se sent perdue dans une “dimension” dans laquelle elle n’a plus aucun repère.
“Le mouvement pervers narcissique : façon organisée de se défendre de toutes douleur et contradiction internes et de les expulser pour les faire couver ailleurs, tout en se survalorisant, tout cela aux dépens d’autrui et non seulement sans peine mais avec jouissance”. (“Les perversions narcissiques” Racamier).
5/
Lorsque Paul, le fils de Valentine (agé de 19 ans à l’époque, et débordé par la situation), essaie de parler à son beau-père, Gustave refuse, sous prétexte “que son taxi ne peut attendre”.
Il s’envole pour Bali en laissant Paul gérer la situation seul, sans aucune EMPATHIE pour le jeune homme (qu’il connait, et prétend aimer depuis trois ans).

“Dans les pires crises, l’autre devient une poubelle, un dépotoir, une décharge, dans lesquels “l’individu-fou-qui-ne-parait-pas-fou” déverse avec férocité l’abjection et l’ignominie de sa haine, parfois sans limites.”
(Saverio Tomasella- “La folie cachée”-)

De tels comportements, typiques des pervers, conduisent souvent les victimes à L’EFFONDREMENT et à la DÉCOMPENSATION.
Valentine se retrouve à l’hopital dans un état anxieux généralisé et très inquiétant.
Elle déménage rapidement, et ne répond plus jamais aux messages de Gustave.
Valentine réalise qu’elle a subi un MEURTRE PSYCHIQUE, et que Gustave est un malade dangereux et insoignable.
Elle reste longtemps traumatisée par cette histoire, mais décide de travailler sur le sujet, et de donner un sens à cette expérience.
Quelques années après, elle en ressort grandie, plus forte, et plus heureuse.
“Chaque existence humaine est une longue conquête de soi. Nous sommes comme des pèlerins, en chemin dans ce monde, avec un léger balluchon, en marche vers la connaissance. Nous ne sommes pas surpuissants, capables de sauver l’autre ou le monde; nous faisons de notre mieux. Ce mieux commence d’ailleurs par prendre soin de soi et se respecter, avant même de chercher à aider autrui”.
(Saverio Tomasella- “La folie cachée”-

Publicités