Thomas d’Ansembourg (Uccle 17 décembre 1957) est un psychothérapeute belge.

 

cessez d’être gentil  – soyez vous même    ( conférence )

 

image      là , avec au niveau de la ceinture voir ce qui est dit aussi dans le Livre de Lise Bourbeau sur écoutes ton corps et les 5 blessures… ceux qui portent une ceinture..

Biographie

Après avoir obtenu une licence en droit et après son service militaire (lieutenant paracommando), il a exercé la profession d’avocat au Barreau de Bruxelles pendant cinq ans et a travaillé dans une entreprise internationale comme conseiller juridique pendant dix ans. Parallèlement il s’est engagé, pendant dix ans également, en tant que responsable-animateur bénévole d’une association d’aide aux jeunes connaissant des problèmes de délinquance, violence, prostitution ou dépendances d’autre nature. Cette double approche, juridique et sociale, l’a amené à s’impliquer dans la gestion des conflits et la recherche de sens.

Comme avocat, il avait constaté que la plupart des conflits naissent de malentendus et que ceux-ci résultent souvent d’une combinaison du mal-exprimé (non dit – mal dit) et du mal-écouté. À l’écoute des jeunes de la rue, il s’est rendu compte que leurs comportements problématiques expriment souvent des besoins humains fondamentaux qui n’ont pas trouvé d’autre mode d’expression : identité, reconnaissance, intégration, appartenance, compréhension, accueil, tendresse, etc. Ainsi, il lui est apparu que, quelle que soit la forme de la violence, extériorisée (insultes, agressions, déprédations, vols) ou intériorisée (drogue, alcool, prostitution, dépression), il s‘agit la plupart du temps d’un manque tragique de conscience de ce qui se passe en soi et de vocabulaire pour le formuler avec des mots plutôt qu’avec des coups ou du repli sur soi. Il le précisera ainsi dans son premier livre : « La violence n’est pas notre nature, mais l’expression de la violation de notre nature ».

Psychothérapie

Dans le but de comprendre la difficulté d’être en général et la violence en particulier, Thomas d’Ansembourg entreprend une psychothérapie (psychanalyse) de plusieurs années. Dès les premières semaines de ce travail, il a découvert la liberté de prendre du champ sur l’inconscient et particulièrement la joie qu’il y a à prendre conscience de scénarios à répétition dans lesquels il se trouvait enfermé sans même le savoir, et à s’en dé-piéger. Il mesure qu’il aurait pu passer sa vie, se croyant libre, alors qu’il était pris au piège de ses conditionnements éducatifs, habitudes de pensée et systèmes de croyances.

Il décide alors de devenir lui-même psychothérapeute afin de partager ces prises de consciences avec d’autres personnes, dans les processus d’ouvertures de cœur et de conscience. Il se forme à différentes approches psychothérapeutiques, et particulièrement à la méthode de la Communication NonViolente (CNV) avec son fondateur Marshall Rosenberg. Devenu en 1994 formateur certifié en Communication Non Violente (membre du réseau international Center for Nonviolent Communication), il enseigne principalement cette approche qu’il appelle le plus souvent : processus de Conscience NonViolente, nos habitudes de violence étant souvent inconscientes et donc à définir au niveau de notre conscience puis dans nos modes relationnels.

Il participe à différents groupes et formations thérapeutiques et devint en 1994 assistant, puis collaborateur du psychanalyste jungien québécois Guy Corneau, dans le cadre d’ateliers qui permettent d’explorer la relation entretenue avec soi-même, avec les autres (parents, conjoint, enfants, famille, collègues, etc.) et avec la vie.

Depuis 1995, il anime des conférences et des ateliers. Il a également animé durant plusieurs années des ateliers itinérants de développement personnel dans le désert du Sahara (Tunisie) et dans les montagnes de l’Atlas (Maroc), partageant là l’expérience acquise au cours de nombreuses expéditions dans le désert organisées pour les jeunes de la rue. Il est membre fondateur et animateur de l’association Coeur.Com (Québec – Europe francophone), créée avec Guy Corneau, qui offre des ateliers de compréhension et d’expression psychologiques et émotionnelles coanimés par des artistes et des thérapeutes.

L’Intériorité Citoyenne : une notion pionnière

Depuis les années 2004, 2005, Thomas d’Ansembourg développe dans son travail la notion d’Intériorité Citoyenne , qui a fait l’objet de son troisième livre sorti en 2008, toujours aux Editions de l’Homme : « Du Je au Nous – L’intériorité Citoyenne : le meilleur de soi au service de tous ». 

TdA constate que ce qu’on appelait jusqu’à il y a peu le développement personnel est en fait un enjeu de santé publique et d’intérêt général.

La notion d’intériorité citoyenne s’est précisée dans son esprit par son travail d’accompagnement des personnes sur le chemin de la connaissance et pacification de soi.  Elle se base sur les trois expériences suivantes

– Le travail de connaissance de soi (que TdA propose par l’approche de la CNV) permet d’abord de comprendre nos émotions, puis derrière elles nos sentiments et nos besoins fondamentaux (dégagés de nos envies et désir changeants), et enfin, au delà de nos besoins, notre élan de vie propre.

Le discernement de ce qui se passe en nous, de ce vers quoi nous tendons, de ce qui fait sens pour nous et que nous voulons vivre permet de se responsabiliser, de mettre en place ce qui est nécessaire pour se transformer et transformer sa vie sans accabler les autres (et donc en abandonnant la posture de victime, si pénible pour l’entourage, les rapports de force si habituels, ou les comportements agressifs).

– La personne qui s’implique avec suffisamment de profondeur dans ce travail de démantèlement de l’ego et d’alignement sur sa voie d’expansion, quitte ses enfer-mements et ses pilotages automatiques, découvre son élan créateur et se met systématiquement au service des autres et de la vie,

– La personne qui apprend à se pacifier devient pacifiante, par sa seule façon d’être indépendamment de ce qu’elle fait. Elle n’est pas passive. Il se révèle activement pacifiante par son attitude, notamment par la bienveillance, l’empathie, la patience et le goût de la collaboration qu’elle a pu développer en travaillant sur elle-même. L’empathie pour l’humain en soi est la clé de l’empathie pour l’humain en l’autre. L’apprentissage de la collaboration féconde entre toutes les parties de soi (par l’abandon des rapports de force) est la clé de l’apprentissage de la collaboration féconde avec les autres.

D’où ces formules que Thomas rappelle régulièrement dans ses conférences depuis des années et qui éclairent la dimension d’intérêt général du travail sur soi :

Un citoyen pacifié est un citoyen pacifiant.

Le développement dit personnel profond est la clé du développement social durable

Pouvons nous envisager de changer notre rapport à la Nature autour de nous sans avoir appris à changer notre rapport à notre nature intime ?

La maltraitance manifeste pratiquée à l’égard de la Nature n’est elle pas le reflet spectaculaire de la maltraitance clandestine perpétrée par chacun sur sa propre nature ?

Le développement dit personnel profond est la clé du développement social durable :

Dans  son livre « Du Je au Nous – L’intériorité citoyenne : le meilleur de soi au service de tous », qualifié de visionnaire par le journaliste Maxence Layet (Psychologies), TdA propose un passage pionnier de l’individuel au collectif. Il rencontre ainsi et réponds de façon à la fois pragmatique et inspirée au reproche fait (parfois à très juste titre) au développement personnel de risquer d’être nombriliste ou narcissique. Cette notion recueille d’ailleurs aujourd’hui l’adhésion de nombre de nos contemporains qui réalisent que nous ne changerons rien sans nous changer nous mêmes.

TdA aime citer cette phrase attribuée à Paul Watzlawick : « Si l’on fait ce qu’on a toujours fait, on obtient ce qu’on a toujours obtenu ». Cela paraît évident. Mais ce qui est moins évident c’est ceci : comment faire autre chose si je pense de la même manière ? 

Nous voyons que pour obtenir « autre chose » dans notre relation aux autres, à la vie, à la nature, aux enjeux de société cruciaux d’aujourd’hui,  nous avons besoin de penser autrement. Et penser autrement nous demande d’apprendre à revisiter notre système de pensée et de croyance (en anglais : mindset), ce qui n’est pas confortable (raison pour laquelle si peu de gens s’attellent à cette tâche) et demande de développer une intériorité transformante (selon l’expression consacrée par TdA dans son livre et son travail).

Dans une prochaine contribution, plus d’info sur l’Intériorité Citoyenne.

Dernier Ouvrage : « La Paix ça s’apprend »

En Novembre 2016, est sorti chez Actes Sud un livre co-écrit par Thomas d’Ansembourg et l’écrivain historien belge David Van Reybrouck : « La Paix ça s’apprendGuérir de la violence et du terrorisme ». Ce petit livre de 80 pages est une réaction conjointe aux attentats de Paris et Bruxelles. Les auteurs veulent faire connaître le fait que la paix cela n’a rien de bisounours ou « Peace & love » comme souvent les médias la traite.

La paix s’apprend comme le foot, les langues étrangères ou la conduite automobile. Cela ne tombe pas du ciel et demande donc des apprentissages, de la rigueur, de la discipline, du courage, de la patience. Ils proposent que des outils de paix et pacification qui ont fait leurs preuves depuis des décennies (certains depuis des millénaires comme la méditation) soit proposés au grand public par des émissions de radio et télé, par des mesures du gouvernement, par des transformations fondamentales dans les systèmes scolaires , etc

Les auteurs constatent qu’il existe dans tous les pays un ministère de la Guerre (dit de Défense Nationale), avec un ministre, des conseillers, une administration, des budgets et moyens considérables pour la recherche, le recrutement , l’entrainement et même la couverture médiatique, …et en plus la caution morale de la légitimité historique (puisqu’on l’a toujours fait !).

A quand le ministère de la paix ?

Où sont les ministres, les conseillers, les budgets, la recherche, les échanges internationaux, pour promouvoir la paix et qui acceptera en haut lieu de légitimer l’éducation à la paix ?

Famille

Thomas de Marchant et d’Ansembourg appartient à une famille de maîtres de forges, anoblie en 1681, aux racines limbourgeoises et luxembourgeoises. Le statut noble et le titre de comte transmissible à tous les descendants, fut confirmé pour le Royaume-Uni des Pays-Bas en 1816. Plusieurs membres de la famille ont été attachés à la Cour grand-ducale du Luxembourg. D’autres ont fait carrière aux Pays-Bas. Certains ont pris la nationalité belge. Thomas est le troisième des cinq enfants du comte Amaury de Marchant et d’Ansembourg (1930-1999), chef de cabinet du gouverneur de la province de Luxembourg et de Micheline Le Bœuf (1929-1979). Il a comme arrière-grands-parents, Amaury de Marchant (1849-1926) et la baronne Augusta d’Anethan (1863-1951), elle-même petite-fille de Théodore Mosselman du Chenoy (1804-1876), par ailleurs arrière-grand-père de la reine Paola.

Thomas d’Ansembourg a épousé en 1998 Valérie de Guerre (°1963), fille du général Claude de Guerre et de la comtesse Eugénie Wolff Metternich. Ils ont trois filles et vivent à Bruxelles et Assenois.

Œuvres

Publications
  • Cessez d’être gentil, soyez vrai – Être avec les autres en restant soi-même, Éditions de l’Homme, février 20011
  • Être heureux ce n’est pas nécessairement confortable, Éditions de l’Homme, mai 20042
  • Qui fuis-je, Où cours-tu, A quoi servons-nous? Vers l’intériorité citoyenne, Éditions de l’Homme, octobre 20083
  • Psychologie positive: le bonheur dans tous ses états (en tant que coauteur), Éditions Jouvence (Suisse), 2011
  • La Paix, ça s’apprend – Guérir de le violence et du terrorisme , avec David Van Reybrouck, trad. du néerlandais de Belgique par Isabelle Rosselin, Arles, Actes Sud, coll. « Le Domaine du possible », 2016, 64 p. (ISBN 978-2-330-02820-6).
Publicités