par le Don  et donne    John Donne  .. pour rester sur les aspects actuels et les résonnances. sur le glas, la mort, le froid, les suicides  que l’on retrouve avec astres et désastres..  co loc..  ce qui est à travers les liens ou signes… avec dieu donné etc       toutes ces cloches, le glas, le toxin   … bell, bell, bell

 

 

 

 

L’un des textes majeurs de John Donne, « No man is an island, entire of itself1… » a inspiré le titre du roman d’Hemingway Pour qui sonne le glas2, mais aussi d’autres artistes extrêmement divers comme Metallica (For whom the bell tolls) :

« Nul homme n’est une île, un tout en soi; chaque homme est partie du continent, partie du large; si une parcelle de terre est emportée par les flots, pour l’Europe c’est une perte égale à celle d’un promontoire, autant qu’à celle d’un manoir de tes amis ou du tien. La mort de tout homme me diminue parce que je suis membre du genre humain. Aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : il sonne pour toi. »

Devotions upon Emergent Occasions, 1624

C’est l’un des textes les plus célèbres de la littérature anglaise. Dire qu’ « aucun homme n’est une île » ne saurait faire une apologie du collectivisme, comme d’aucuns ont voulu croire. C’est une constatation d’évidence. Tout homme est « une partie de l’ensemble », grâce à quoi nous bénéficions du commerce et de la culture. « La mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain » : nous en tirons l’enseignement qu’agresser autrui est s’agresser soi-même, c’est une règle morale sans exception et à laquelle nous pouvons souscrire sans réserve, mais sans voir qu’elle nous impose d’être au service d’autrui.

L’œuvre de John Donne est imprégnée par sa hantise de la mort, souhaitée car elle relie enfin l’Être à l’éternité, ou redoutée car elle le précipite dans le néant. « Quoiqu’il ne soit point douteux que l’Église chrétienne ne condamne le suicide, il s’est trouvé des chrétiens qui ont voulu le justifier. De ce nombre est le docteur Donne, théologien anglais qui […] entreprit de prouver que le suicide n’est point défendu dans l’Écriture sainte. » C’est en ces termes que l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert évoque, à l’article « suicide », le Biathanatos de John Donne. Dans ce texte qui fascina Thomas de Quincey et Borges, Donne, invoquant la Bible, interprète comme une mort volontaire le sacrifice du Christ et estime nécessaire « d’encourager les hommes à un juste mépris de cette vie ».

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Donne

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