extraits du billet quand la vie n’a plus de sens..  de Directeur des soins

qui fait aussi écho à l’isolement qui tue à petit feu.. écho à cette société qui se dit lutter contre la mort et qui ne fait que la répandre  -   grand sujet de réflexion en ces temps de fin de civilisation, période de fin d’année ou saturne et la fin du soleil et des jours sombres est synchronicité

 
Une « Vie réussie » : signe extérieur de bonheur”            et qu’une vie réussie n’est pas forcément achevée ou accomplie   comme on  peut avoir une vie achevée, terminée sans bonheur

La notion de “Vie réussie” est déclinée sur trois domaines :

  • Équilibre entre les dimensions de sa vie (96,5%)
  • Famille-santé (92,5%)
  • Travail (88,5%)   ( et que trop de gens jugent la valeur de réussite avec un parcours diplômant mais qui n’est pas suivi réellement en profession ou vocation..  comme sortir avec master sciences techniques de labo et commerce mais n’avoir eu que des tâches diverses qu’un non diplômé peut faire…  cueillir des fruits, travailler dans un libre service…rien à voir avec le scientifique)

La réussite  est située dans le domaine personnel (équilibre, vie privée, santé) et repose moins sur le succès professionnel : être PDG (21%), avoir une montre de grande marque (19%), être en photo en couverture d’un magazine (13%). La philosophie nous fera part de sa vision de la réussite, de l’accomplissement.

 

Hypothèse n° 1 – Show must continuum

La vie est un continuum qui ne cesse de s’accomplir et aucun autre terme que la mort “naturelle” ne peut empêcher cette évolution.

Hypothèse n° 2 – Ceci n’est pas une pipe

Si la vie ne cesse de s’accomplir, le sentiment d’avoir accompli sa vie est une représentation erronée et biaisée de la réalité .

Hypothèse n° 3 – Critères en vue !

Chacun des critères énoncés pour l’aide au suicide est plutôt une aide au “diagnostic” d’une situation difficile de perte de sens de sa vie qui peut être traitée par des actions appropriées, notamment en rétablissant les interactions humaines.

 

Hypothèse n° 1 – Show must continuum

La vie est un continuum qui ne cesse de s’accomplir et aucun autre terme que la mort “naturelle” ne peut empêcher cette évolution.

Hypothèse n° 2 – Ceci n’est pas une pipe

Si la vie ne cesse de s’accomplir, le sentiment d’avoir accompli sa vie est une représentation erronée et biaisée de la réalité .

Hypothèse n° 3 – Critères en vue !

Chacun des critères énoncés pour l’aide au suicide est plutôt une aide au “diagnostic” d’une situation difficile de perte de sens de sa vie qui peut être traitée par des actions appropriées, notamment en rétablissant les interactions humaines.

 

 

Accomplir peut prendre deux significations :

  • Mettre à exécution, mener jusqu’à son terme ; nous sommes dans l’idée d’achever quelque chose
  • Réaliser pleinement ; ici c’est l’idée de perfection

Examinons cette idée d’achèvement. Achever, c’est “mener à sa fin naturelle ou voulue une chose commencée; compléter”.  Deux adjectifs résonnent avec notre recherche : la fin “naturelle” ou “voulue” .

Une fin “naturelle”, autrement dit, appliqué à notre thème, une mort naturelle, “hétéronomique” (nous verrons plus loin ce terme), ne peut donc être décidée par nous. Ce sera le cas dans la fin de vie par sédation profonde et continue (voir le chapitre “État des pratiques liées à la fin de vie”) : le traitement influe sur la durée de la fin de vie mais ne provoque pas directement la mort. La mort reste naturelle.

Dans le cas de la fin “voulue”, nous prenons notre décision nous-même de manière autonome, même dans le cas du suicide assisté.Les substances utilisées induisent directement, artificiellement la mort.

La deuxième idée liée à la perfection s’approche plus du concept de vie accomplie. Nous n’achevons plus au sens de term-iner – mettre un terme à la vie – qui est plus en l’occurrence un instant donné où la vie s’arrête, de manière naturelle ou voulue. Nous achevons au sens de devenir complet, atteindre une plénitude après l’écoulement d’une vie. Mais comment déterminer que le moment est advenu où nous avons atteint cet état, tel Bouddha atteignant le Nirvana ? Nous verrons, avec l’étude des critères établis par les Pays-Bas pour déterminer que la vie est accomplie, qu’il ne sera pas si simple de le faire.

 

 

Si quelqu’un est présent, il entendra le bruit que fait l’arbre quand il tombe, il percevra cette réalité. Mais si personne n’est là, l’arbre tombera quoiqu’il arrive et ce sera encore la Réalité. Mais pourra-t-on dire qu’il fait du bruit si personne n’est là pour l’entendre ? Une réponse possible est à découvrir

 

 

Si quelqu’un est présent, il entendra le bruit que fait l’arbre quand il tombe, il percevra cette réalité. Mais si personne n’est là, l’arbre tombera quoiqu’il arrive et ce sera encore la Réalité. Mais pourra-t-on dire qu’il fait du bruit si personne n’est là pour l’entendre ? Une réponse possible est à découvrir

 

“Une existence qui a du sens, c’est une vie sensible, ouverte, en relation; et (…) une existence qui ne renvoie qu’à soi est absurde”

Pas de sens sans savoir d’où on vient, mais cela ne suffit pas pour savoir où l’on va. Pas de sens sans savoir où on va, mais il ne suffit pas de regarder l’horizon pour savoir où poser ses pieds. Pas de sens, autrement dit, sans une présence sensible au présent. – I

 

Être libre c’est agir moralement, agir moralement c’est être libre. – Suzanne Rameix, ibid.

Nous sommes ici indépendants, sous réserves d’avoir une conduite respectueuse de soi et des autres. C’est ce qu’écrit Kant dans son impératif pratique :

Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin et jamais seulement comme un moyen. – Emmanuel Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs.

l nous faut donc nous respecter nous-mêmes, nous traiter avec égards, comme nous devons le faire avec autrui. L’étymologie du verbe respecter vient du latin respectare, “regarder en arrière” qui donne ensuite « avoir en vue; prendre en considération, se préoccuper de ». Ce regard porte à la fois sur le parcours de vie et sur la nécessité de se pré-occuper de notre vie – et de celle des autres -  autrement dit, que notre vie et celle d’autrui soit ce qui nous occupe en premier.

Le deuxième sens est au figuré : “Découragement, disparition de l’envie de poursuivre ce qui a été entrepris.” Nous parlons ici de fatigue morale. L’esprit est ici pré-occupé d’une autre manière: le découragement est ce qui occupe en premier l’esprit. La vie n’est sans doute pas accomplie, mais l’envie de continuer à la construire s’atténue.

 

une vie à laquelle l’examen fait défaut ne mérite pas qu’on la vive. (Ibid.).

Il indique que chaque jour, il procède à cet examen pour pouvoir devenir

(…) meilleur et plus sensé possible (Ibid.)

La finalité des êtres humains est donc le bonheur, qu’Aristote appelle “le souverain bien”. Ce souverain bien est atteint grâce à des actions morales, par l’exercice de la Vertu.

Agir vertueusement consiste à s’efforcer de tenir la juste mesure ou médiété, à écarter les positions extrêmes pour s’éloigner tout autant des contraires et tendre vers le point d’harmonie, de perfection qui est le juste milieu. – Aristote, Éthique à Nicomaque.

Pour mieux comprendre ce qu’est cette “médiété”, Aristote donne quelques exemples : le courage, juste milieu entre entre la peur et la témérité ; l’action juste, juste milieu entre l’injustice commise et celle subie.

Attardons-nous un peu sur cette notion d’injustice commise. Nous avons examiné dans le chapitre “La dépendance ou perte d’autonomie” que la représentation que va avoir une personne de sa dépendance pourra engendrer deux réactions : le sentiment d’une dégradation ou la nécessité d’une adaptation. Cette dépendance peut être ressentie comme une injustice subie.

Le sentiment de dégradation, d’injustice pourra susciter de la colère, de la tristesse, toutes deux désignées

Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin et jamais seulement comme un moyen.

Que vaut une médaille si elle n’est pas la récompense d’un vrai mérite et si elle est décernée par des êtres méprisables ? – Ibid.

 

Peu importe donc de vivre longtemps si notre vie est vide de saveur. Elle sera alors vide de désir et de sens. Nous étudierons la nécessité de ce désir avec Paul Ricoeur dans le chapitre consacré au sens de la vie.

 

Le dialogue constitue l’épreuve de la vérité. Pour Socrate, la vérité advient à deux, ou elle n’advient pas. – Ibid.

Si nous voulons donner un sens à notre vie, c’est auprès et avec autrui qu’il va nous falloir le chercher,

La souffrance que peut ressentir une personne qui considère que sa vie n’a plus de sens peut être apaisée. Redonner du sens à sa vie passera par l’interaction avec autrui.

Nous avons constaté, avec la terrible expérience de Frédéric II (Cf. chapitre ““Le sens ce n’est donc pas que la direction c’est la signification”), que l’absence d’interactions humaines conduisait inéluctablement à la mort.

L’échange au moyen de la dialectique nous amènera à une nouvelle perception de la vérité, de la réalité. Nous nous libérerons de nos représentation et serons à nouveau en capacité de donner un sens à notre vie. Il n’y a pas d’humanité sans autrui.

Retrouver le désir de vivre en se fera avec le lien à l’autre, l’altérité.

La vie contemplative a ses propres limites : les moines contemplatifs sombraient dans la dépression, que l’on appelait autrefois l’acédie. Ibid.    (    écho à l’astro avec acide (mot ide )de saturne sagittaire carré neptune) lapsus de ide mais je laisse car donne l’aspect hideux        Hyde ou jet Kylle quand on suit les infos… on voit bien  le double Jeu ou double G ou le double D   dédouble

La voie la plus à même de nous permettre alors de réussir notre vie serait une voie moyenne, subtil équilibre entre des temps de “lâcher-prise”, de pleine de conscience de l’instant présent d’une part ; et d’autre part de poiêsis, d’action pratique. Cette recette nous conduirait à la “Vie accomplie”.

 

Je regardais l’autre jour un film sur Noël  comme il y en a tant  en ce moment

 

L’histoire d’une petite fille qui vient de perdre sa maman dans un accident et qui se retrouve dans la maison d’une femme qui travaille dans les services sociaux… mais qui a aussi perdu son fils plus grand, il y a deux ans… et qui a du mal à s’en remettre…

 

la petite n’a pas pleuré, n’a pas explosé comme la femme lorsqu’elle a appris cela à l’ hôpital.. Elle était effondrée..

 

cependant, lorsque la petite fille  a marqué sa peine  en collant du rouge à lèvre de sa maman sur les lèvres de la dame..   cette dernière lui dit    :   c’est pas grave, çà va aller… c’est pas important …  

 

et cette dame ne voulait pas d’enfant à la maison.. et la petite voulait rester…   La petite se retrouvait seule sans papa et sans famille alors que la femme avait son travail et son mari à ses côtés.. le comble.     Fin du film, la femme décide d’adopter la petite.. une fin heureuse.. mais, le parcours a été difficile.. La petite s’est montrée bien plus grande que cette femme .

 

c’est pour dire que trop souvent des gens qui n’acceptent pas, qui ont du mal avec la perte d’un être cher, ne montre rien vis à vis des autres et se permettent de dire aux autres dans le cas… ce n’est pas grave, ce n’est rien, cela va passer..    pas seulement dans le deuil, mais dans les situations de crise, de douleur, de malheur…..    c’est tellement facile pour ces gens de dirent que cela va aller, que c’est pas grave.. c’est pas important…… ben voyons…!   

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