Passons d’abord par l’étymologie du mot “Folie”. Ce mot vient du du latin follis, soufflet, ballon, le fou étant comparé à un ballon, à une vessie gonflée (Dictionnaire Littré). Ne dit-on pas un “vent de folie” ?

La folie n’est qu’un état comparé. Il n’est possible de parler de folie que par référence à un état dit “normal”. Hors cet état n’est que le reflet d’une culture de société. Il n’y a pas encore si longtemps, une personne homosexuelle était considérée comme malade mentale. Je me souviendrai toujours d’une émission télévisée intitulée “Les Dossiers de l’Ecran”, diffusée le 21 janvier 1975, où pour la première fois on parlait d’homosexualité en tentant de la sortir de ce carcan pathologique. Quarante-et-un ans plus tard, les miasmes sont encore là, lorsque la rue s’emplit de gens “normaux” voulant abroger le mariage homosexuel.

Nous sommes tous fous, ou en tout cas nous devrions l’être. Car être fou, c’est s’ouvrir à une autre pensée que celle pré-déterminée par la culture et l’éducation. Je ne renie pas ces deux fondements des sociétés, mais je veux affirmer qu’il faut toujours avoir l’esprit en questionnement.

Bien sûr, je ne nie pas la douleur que peuvent éprouver les personnes “folles”. Mais une grande partie de cette douleur tient à notre aveuglement de “normal”, à ne pas vouloir poser notre regard autrement. Citons encore une fois Saint-Exupéry : “Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser, tu m’enrichis”.

Les personnes hospitalisées dans mon établissement psychiatrique m’ont donné leur richesse de coeur et d’âme. Beaucoup m’appelait par mon nom, et je considérais cela comme un honneur. De mon côté, je me faisais un devoir de les appeler par leur nom, pour qu’ils soient d’abord des personnes, des être humains, avant que d’être des malades mentaux.

J’ai eu d’ailleurs la chance extrême, dans le cadre d’actions culturelles dans les hôpitaux, de créer une chorale avec des patients de psychiatrie, des résidents de maison d’accueil spécialisée et d’établissement pour personnes âgées, et des agents dont moi-même. Il n’y a avait plus de Directeur des Soins, plus de “malades” ou de “vieillards”. Il n’y avait que des choristes. Nous avons fait deux représentations publiques dont je garderai à jamais le chaleureux souvenir.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

J’aurais été très honoré d’être appelé à être ministre de la Santé Mentale. Mais je crains que si cela avait été le cas, j’aurais dépensé tous les budgets possibles et imaginables.

La santé mentale a besoin de temps. Le rétablissement en santé mentale ne peut se faire comme pour l’ablation d’un organe défaillant, de la réduction d’une fracture ou de la pose d’une prothèse. Le temps en psychiatrie est un médicament irremplaçable.

La santé mentale a besoin d’être humains en relation et donc de personnel formé. Elle a besoin de n’être pas limitée au seul soin sanitaire, mais doit s’ouvrir et s’enrichir de tous les partenaires possibles : structures médico-sociales, associations dont celle pour les personnes ayant des troubles mentaux, groupes d’entraide mutuelle où les patients se retrouvent…

La santé mentale a aussi besoin d’un nouveau regard. Il s’agit ici d’ouvrir l’esprit, d’ouvrir “la cage aux oiseaux” de nos préjugés. Il faut déstigmatiser, démythifier, démystifier. Nous sommes un peu dans le même mécanisme que celui décrit par Elisabeth Kübler -Ross dans les étapes du deuil.

Le déni : celui qui a fait cacher les “fous” dans les asiles, ceux qu’on ne voulait pas voir.

La colère : celle qui a fait considérer les “fous” comme dangereux et qui a produit des lois pour les enfermer encore plus.

Le marchandage : celui qui fait qu’on ne voudrait pas que les “fous” sortent trop tôt, où qu’ils viennent trop nombreux s’installer dans la cité, “chez nous”.

La dépression : celle qui engendre la détresse de devoir être contraint de côtoyer le “fou”.

 

https://dsirmtcom.wordpress.com/2016/10/27/comme-des-fous-portrait-en-5-questions/

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http://http://www.liberation.fr/evenements-libe/2016/11/14/claire-marin-il-y-a-des-discours-de-plus-en-plus-culpabilisants-a-l-encontre-des-malades_1528306

 

 

Abstract

À la sortie d’un atelier que j’avais co-animé avec une psychiatre, l’un des participants – un patient autant perspicace que loquace – est venu me dire, avec un léger sourire : « Tu sais la différence entre toi et moi ? » Son sourire s’effaçant d’un coup, il a continué : « C’est que, moi, je reçois pas d’enveloppe pour ce que je fais. » Avant d’avoir pu réagir d’une quelconque façon, il avait déjà tourné les talons – non sans oublier de faire, au passage, un bras d’honneur à ma collègue

 

https://www.researchgate.net/publication/310796421_Du_patient_au_professionnel_Un_pont_entre_deux_mondes

 

Entre deux Mondes | Espace perso d’ ANTINEA

https://melusinefee.wordpress.com/2013/01/07/entredeuxmondes/

7 janv. 2013 – Deux mondes, une seule famille. … Où seul l’amour peut entrer, … Et Witch , J’aime aussi ton Pont d’Hors , avec notre Ami l’Oeil comme bon …

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=machos-depressif-troubles-mentaux-maladie-hommes&utm_source=newsletter&utm_campaign=mag-machos&utm_medium=mag-25112016&osde=OSD.oxeeos39_dx_ocmjr_lts_mg

 

et ce n’est pas ceux là qui vont consulter… ben non.. ce sont les autres qui sont “malades” !

il faut qu’ils dominent et faire en sorte de rabaisser l’autre…   narcissique ..! pervers malades qui rendent les autres “malades” ah misère… ce monde à l’envers !

on laisse courir les neuro toxiques !