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Du point de Lumière dans la Pensée de Dieu,
Que la Lumière afflue dans la Pensée des Hommes,
Que la Lumière descende sur la Terre.

Du point d’Amour dans le Cœur de Dieu,
Que l’Amour afflue dans le Cœur des Hommes,
Puisse le Christ2 revenir sur Terre.

Du Centre où la Volonté de Dieu est connue,
Que le Dessein guide le faible vouloir des Hommes,
Le Dessein que les Maîtres connaissent et servent.

Du Centre que nous appelons la Race des Hommes,
Que le Plan d’Amour et de Lumière s’épanouisse
Et puisse-t-il sceller la Porte de la demeure du Mal.

Que Lumière, Amour et puissance restaurent le Plan sur la Terre

 

 

 

 

Jean Trithème est né Johannes von Heidenberg, le 1er février 1462 à Trittenheim (d’où son pseudonyme de "Trithemius"), dans l’électorat de Trèves, au bord de la Moselle. Du fait d’un beau-père brutal, il peut à peine lire à quinze ans. D’une curiosité insatiable, il étudie très jeune à Trèves, puis, de 1480 à 1482, à l’université de Heidelberg. En 1480, à Heidelberg, il crée avec quelques étudiants une société initiatique, la Confrérie celtique (Sodalitas celtica) ; le fameux hébraïsant et kabbaliste Johannes Reuchlin en fait partie. L’hiver 1482, en rendant visite à sa mère dans son village, il est surpris par une tempête de neige, il se réfugie dans l’abbaye des bénédictins de Sponheim près de Bad Kreuznach, dans le diocèse de Mayence. Il décide d’y demeurer et de se faire novice. Il prononce ses vœux le 21 novembre 1482. Il est élu abbé, à 22 ans, en 14831. Trithème se lance alors dans un projet ambitieux : rénover l’abbaye, qui était dans un état lamentable, y instaurer la discipline et en faire un lieu d’études. L’abbaye avait été mal dirigée pendant de nombreuses années, les bâtiments tombaient en ruine et les moines étaient oisifs la plupart du temps. Grâce à Trithème, la bibliothèque de l’abbaye passe de moins de 50 manuscrits à plus de 2000, notamment en grec, en latin et en hébreu. Renommée dans toute la Germanie, elle attire de nombreux érudits. En 1492, il rédige un De laude scriptorum qui fait l’apologie des scribes et démontre la supériorité du manuscrit sur le livre imprimé2.

Gravure représentant Jean Trithème

Il écrit des ouvrages de théologie et des ouvrages historiques sur les membres éminents de son ordre, tout en se passionnant pour l’astrologie, la magie et les sciences hermétiques. Vers 1499, il travaille sur sa stéganographie, en apparence un art de chiffrer les messages. À la suite d’indiscrétions, et comme il utilise des signes étranges dans sa stéganographie, on croit qu’il compose un grimoire de magie et il doit rendre des comptes. Cependant, ni sa foi, ni son orthodoxie ne peuvent être prises en défaut. Durant une visite qu’il rend à Heidelberg au comte palatin du Rhin, Philippe l’Ingénu, en 1505, ses moines, qui ne supportent pas l’austérité de sa discipline, se saisissent de l’occasion pour se révolter en brûlant sa bibliothèque magique.

Jean Trithème ne revient pas au monastère et pose sa démission en 1506. Il accepte l’offre de l’évêque de Würzburg, Lorenz von Bibra (évêque de 1495 à 1519), qui le place comme abbé3 du Schottenklöster (monastère écossais) de l’abbaye Saint-Jacques de Würzburg, où il demeure jusqu’à la fin de sa vie. Il y reprend ses travaux et ses enseignements secrets, mais avec beaucoup plus de prudence. Il fait croire qu’il n’achèvera pas sa stéganographie et il rédige sa Polygraphie, qui forme la suite. Il continue aussi à approfondir la kabbale et à étudier la magie en protégeant ses travaux au moyen de ses méthodes de chiffrement. Il a un savoir immense, mais son goût immodéré pour les mystères et le fantastique lui vaut des ennemis, comme des protecteurs. Il déconcerte : d’un côté, il est l’auteur d’ouvrages de piété, de théologie et d’histoire religieuse, et, d’un autre côté, sa Stéganographie et ses autres ouvrages hermétiques lui donnent une réputation de magicien. Charles de Bovelles, passé par Sponheim en 1503, considère la Stéganographie comme de la sorcellerie.

Parmi ses disciples se trouve Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim, qu’il rencontre avant 1510. Il aura une forte influence sur Paracelse, qu’il ne rencontra pas. Il est mort le 16 décembre 1516, au monastère de Würzburg.

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