http://fr.sott.net/article/11312-Le-syndrome-d-alienation-parentale-SAP-une-theorie-digne-d-une-secte-a-denoncer-publiquement

 

Violences Psychologiques

Comprendre et faire face !

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Dernier message du Forum

  • re, et re et re… me revoilà de nouveau…
  • La loi du 9 juillet 2010

    La loi sur la création d’un délit de violence psychologique :

    Annoncée le 25 novembre 2009 lorsqu’il a été déclaré que la Grande Cause Nationale consacrerait l’année 2010 à la lutte contre la violence envers les femmes, cette loi a été présentée à l’Assemblée Nationale et examinée par le Sénat en avril. Sa promulgation est intervenue le 9 juillet 2010. Il est à noter que ce projet a réuni les acteurs politiques de tous bords autour de la même volonté commune, ce qui n’arrive qu’assez rarement. Il est désormais possible de porter plainte pour violence psychologique.

    Une loi seulement pour les femmes ?

    Non. Les citoyens sont égaux en droits et en devoirs devant la loi, sans distinction de sexe ni de race. La loi énonce que seront passibles d’être punis les « agissements ou les paroles répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’entraîner une altération de sa santé physique ou mentale »

    La manipulation destructrice peut aussi bien être le fait d’une femme comme d’un homme. La violence physique est beaucoup plus souvent un acte masculin, mais la manipulation n’entraîne pas forcément la violence physique. Enfin, dans le cas de femmes victimes, la violence psychologique précède toujours la violence physique, cette dernière représentant parfois le seuil de l’inacceptable, le point de basculement vers une prise de conscience radicale. Lorsque les coups arrivent, ou lorsque les enfants sont menacés, la femme a un sursaut d’énergie, un instinct de survie qui la font se rebeller, agir contre ce qu’elle subit.

    Une loi suffisamment bonne ?

    Une loi en tout cas, et c’est un jalon important dans l’histoire de la lutte contre la violence sous toutes ses formes, contre l’écrasement d’autrui.

    D’aucuns regrettent et soulignent que la définition de la violence psychologique manque de précision, dans cette loi. En quoi cette violence consiste-t-elle, comment la définir ? La loi fait surtout référence, et de façon assez vague,  aux conséquences et effets de cette violence (altération des conditions de vie, de la santé physique ou mentale, atteinte aux droits et à la dignité), plutôt qu’à ses manifestations directes (dénigrement, dévalorisation, chantage, isolement, culpabilisation). De plus, que l’on considère les agissements et paroles en eux-mêmes ou leurs effets, comment les prouver ?

    La preuve est le pivot de ces dossiers, car elle est difficile à apporter, d’autant plus que les personnes qui manipulent ainsi sont très habiles à se montrer sous un jour des plus favorables, en bernant à la fois l’entourage et les acteurs sociaux. C’est pour cette raison que nombre de femmes, notamment, dénoncent déjà les difficultés qu’elles rencontrent à la constitution de telles preuves : « personne ne me croit », « les gens me prennent pour une folle », « au commissariat, on m’a ri au nez ».

    Avec l’instauration de cette loi, on peut espérer que les mentalités, puis les pratiques, vont changer. C’est parce que la voix des victimes est plus entendue que les lois se mettent en place et, vice-versa, grâce aux lois, la parole est plus et mieux entendue .

    Pascale  Chapaux-Morelli

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