Parce que certains pensent lorsqu’on fait appel à eux lors de SAP qu’un enfant qui a 18 ans n’est plus otage ou manipulé et qu’on ne peut rien faire.. la preuve ici que c’est entre adulte que la manipulation est faite. Que lorsque rien n’est encore reconnu, les dégâts sont considérables.

 

Les 37 parents d'élèves sont jugés pour dénonciation calomnieuse devant le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan (Photo d'illustration).

En février 2013, 37 parents d’élèves déposent plainte, à tort, contre un professeur d’EPS d’un collège de la ville pour des violences physiques et morales. Ils sont jugés à partir de ce mardi devant le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan.

L’affaire avait secoué toute la communauté éducative. A Biscarrosse, dans les Landes, 37 parents d’élèves sont jugés à partir de ce mardi devant le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan pour "dénonciation calomnieuse", rapporte Sud Ouest. L’histoire remonte à février 2013. Se basant sur le témoignage de plusieurs collégiens, un collectif de parents dépose plainte contre un professeur d’EPS d’un collège départemental de la commune. Violences et brimades en tous genres sont alors reprochés à cet homme âgé de 59 ans à l’époque des faits. Cette plainte contre X, qui vise aussi le proviseur du collège, deux autres professeurs et une assistante de vie scolaire, est largement médiatisée.

Une enquête est ouverte mais, très vite, la plainte est classée sans suite. Renversement de situation: le parquet de Mont-de-Marson décide de poursuivre les 37 parents d’élèves à l’origine de la plainte. L’enquête aurait en effet permis de démontrer que les signataires avaient été volontairement induis en erreur par deux autres professeurs de l’établissement scolaire.

"C’est une vraie dégueulasserie"

"La procédure établit que ces deux professeurs d’EPS (avec lesquels il y avait une situation conflictuelle et qui ont déjà fait l’objet de sanctions disciplinaires) ont instrumentalisé les parents et même prévenu certains médias", Me Laure Darzacq, avocate du professeur incriminé, interrogée par le quotidien régional. Trois ans après les faits, elle décrit son client comme "totalement détruit psychologiquement, incapable de reprendre le travail". 

Agé aujourd’hui de 62 ans, ce dernier sera officiellement à la retraite à la fin de l’année scolaire. "Cette affaire, c’est une vrai dégueulasserie", grogne Me Laure Darzacq. Comme le rappelle BFMTV, des faits de dénonciation calomnieuse sont passibles de cinq ans de prison et 45 000 euros d’amende.