Entre Bligny-sur-Ouche et Sainte-Marie-sur-Ouche, l’Ouche serpente dans sa vallée supérieure où alterne paysages buccoliques et reposants que l’on nomme aussi la "Suisse Bourguignonne". Elle se jette ensuite à Dijon dans le lac Kir, plan d’eau artificiel et principal lieu de promenade des Dijonnais. Auparavant, l’Ouche aura également partagé un temps sa vallée avec le canal de Bourgogne entre Pont d’Ouche et Dijon. Elle traverse ensuite la capitale des ducs de Bourgogne où son cours a été quasiment entièrement canalisé et rectifié: ses nombreux bras qui apportaient de l’eau à l’hôpital général, formaient plusieurs îles et îlots (il existe encore une rue de l’Ile à Dijon) et baignaient les anciens remparts ont été comblés. Pour l’anecdote, il existe dans le parc de l’hôpital général un pont qui franchissait encore l’Ouche en 1880 et qui n’enjambe plus aujourd’hui que de la pelouse. En quittant Dijon, l’Ouche baigne le bord ouest du parc de la Colombière, arrose Longvic où une coulée verte a été aménagée sur ses bords, prend une franche orientation vers le sud et se jette 40 km plus loin dans la Saône, près de Saint-Jean-de-Losne.

 

Crue de l’Ouche à Dijon en avril 2001: la rue de l’île inondée

Crue de l’Ouche à Dijon provoquant le débordement du lac Kir et la submersion de la route nationale 5, 30 septembre 1965-2 octobre 1965

Historiquement, l’Ouche a longtemps accueilli sur ces rives plusieurs activités industrielles qui utilisaient sa force motrice (moulin du bief à Longvic, moulin Saint-Etienne dans le quartier du Castel à Dijon, ce dernier ayant aujourd’hui disparu mais était encore présent sur les cartes de la ville à la fin du XIXè siècle) ou employaient ses eaux pour laver. Très polluantes, la plupart ont aujourd’hui disparu, à l’image des blanchisseries, tanneries ou corroyeurs qui ont laissé à Dijon des rues ou places éponymes. Aujourd’hui, on ne recense plus sur ces bords qu’une usine de fabrication de moutarde à Dijon.

Il y a des rivières qui jouent avec les hommes ; l’Ouche est de celle-là. Non pas que son cours soit difficile, technique et tumultueux, c’est même le contraire : il permet une bonne initiation à la pratique du kayak. Mais l’Ouche joue à cache-cache, il faut savoir la trouver. Encaissée dans le plateau, elle serpente entre bois et forêts, au pied du Mont Afrique, en traversant des petits villages où le temps semble s’être arrêté : La Bussière, Gissey, Sainte-Marie, Fleurey… Coincée entre l’A6 et le canal de Bourgogne, elle semble lutter contre les hommes, avant de « disparaître » à l’entrée de Dijon : son cours, aménagé dans les années 1960, a été transformé en un vaste lac, le lac Kir, haut-lieu de détente et de promenade dijonnaises. Côté déversoir, un parcours de slalom a été dressé sur la rivière désormais canalisée. Sur ses rives polluées s’affairaient jadis tanneurs et autres corroyeurs, comme l’atteste la toponymie. Aujourd’hui, l’Ouche se perd dans Dijon, comme submergée par l’urbanisation, avant que de réapparaître dans la plaine de Saône.

 

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Ici lorsque l’Ouche serpente… au fond de la Vallée de l’Ouche, je peux vous dire que c’est splendide

et ce matin, voyant le soleil pointer son nez un peu plus qu’hier, j’ai décidé d’aller faire un tour dans la vallée afin d’aller chercher des Jonquilles…

036  quelques passages nuageux ont juste mis de l’ombre sur les splendide paysage

 

046 regardant vers le bas, j’ai commencé à grimper sur le chemin des jonquilles

j’ai mis un bâton de pèlerin afin de grimper sur le chemin très escarpé et surtout bien caché

062  048 un point de vue épatant…

l’horizon à perte de vue.. les flancs changeant de couleur suivant l’ombre des nuages

 

 

051 le chemin était raide…3/4 heure de route avant d’arriver

053 étrange de trouver cela dans les bois… à telle hauteur

et puis c’est couper le souffle..

 

060 061 057 à perte de vue c’est une immensité de jonquilles. Mais comme cela est joli avec les roches couvertes de mousse..

Je me dis que c’est- un endroit magique qu’il faut mériter de voir … effectivement c’est un coin caché et pas facile d’accès. J’ai failli faire demi tour car je ne l’avais pas encore trouvé dans tous les chemins et je suis revenue sur mes pas après avoir glané un peu d’informations avec des habitants. Honnêtement, je n’ai jamais vu un lieu pareil.

lorsque je suis redescendue, les bras chargés, j’ai longtemps contemplé les habitations qui sont dans le ton de la montagne

064 un regard sur ce lieu que tout le monde aime tant

alors de retour dans la vallée, j’ai repris le long de la rivière, un instant à fixer le pêcheur, des arrêts sur un lavoir qui au coin me laisse encore à voir et à rencontrer.

 

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Voilà, je suis rentrée les bras chargés de fleurs, le coeur plein de souvenirs, d’images à retenir…

Le temps maintenant de tout vous raconter en me faisant un énorme goûter… J’ai passé un Lundi de Pâques tout en couleur..

 

Peut un jour parlerais je du Val Suzon avec ses bois de Pâques réputés aussi pour les jonquilles

 

Ah, au fait, parmi les promeneurs j’ai aussi rencontré des personnes ayant habité Nancy qui évidemment ont parlé des Vosges et de la Fête des Jonquilles… 

C’était une belle journée…

 

 

Alors pour ceux qui ont suivi…. Dijon…. Serpent……… et comme nous sommes dans le coin du Lac Kir

Je vous parle de la Fontaine d’Ouche et de son parc de la Combe à la Serpent….

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Au fond du quartier de la Fontaine-d’Ouche, cette combe caractéristique du paysage bourguignon est, avec ses 326 hectares l’un des plus vastes parcs périurbains de France. Sentiers balisés pour les promeneurs, piste équestre, terrains de sport, parc animalier (daims), coins pique-nique et aires de jeux.
Un patrimoine rural en lave : cadoles (anciens abris de cultivateurs ou de berger), un rucher entièrement restauré, unique en Bourgogne, murs en laves